Trauma

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Centre de Trauma Transculturel 

 Pourquoi un Centre Trauma Transculturel maintenant…..

 

Avec le flux migratoire que les pays Européens vivent depuis plusieurs années maintenant, les crises économiques, sociales et l’insécurité, de la politique oscillant entre les refus et l’acceptation des migrants,  la perte du capital social, notre monde est entré dans une nouvelle ère.

 

De nombreux migrants ont subi et témoins des traumatismes  comme des tortures, viols, mutilations, massacres, abus sexuels et des violences traumatisantes, dans le pays qu'ils ont fui, cela ne facilite pas leur intégration dans le pays d’accueil. 

Nos concitoyens sont aussi des victimes de divers traumatismes, familiaux, sociaux et psychiques. Autant d'horreurs vécues par des migrants installés et par des autochtones.

 

Comment ces personnes, par exemple originaires du Centre Afrique, de Bosnie, de Soudan du Sud, de Somalie, d'Irak, Syrie, Afghanistan, ou sont-ils soignés? En quoi leur difficile parcours et leur déracinement influencent-ils leur intégration?


Dans nos régions, et pays,  les requérants d'asile comme nos concitoyens, sont traités par des médecins généralistes à proximités de leur domicile. Rares sont les généralistes formés pour prendre en charge des personnes souffrant d'un état de stress post traumatique (PTSD).

 

Ce trouble peut se manifester rapidement ou longtemps après une situation durant laquelle l'intégrité physique, psychique, spirituel et psychologique du patient et de son entourage a été atteinte. Les victimes peuvent avoir des tendances suicidaires, dépressives, faire des cauchemars ou être violentes.

 

Depuis 15 ans nous côtoyons des requérants d'asile, et nos concitoyens souffrant de PTSD et faire l’expérience dans plusieurs pays Européen, comme la Belgique, L’Allemagne, L’Italie, L’Espagne et la Suisse ou nous avons développé plusieurs outils pratique, nous avons constaté que certains sont soignés, d'autres trouvent des ressources pour s'en sortir ou refusent la thérapie.

 

Ces demandeurs d'asile et nos concitoyens sont orientés tant vers les institutions psychosociaux que vers des thérapeutes privés. Les migrants représentent la moitié des patients et 50% d'entre eux sont traités pour des traumatismes.

 

Il est difficile de comprendre la pathologie des migrants. Ils ont une autre culture, une conception de la maladie différente. Il faut entrer dans leur univers psychoculturel pour résoudre la cause de ce mal être. Par nos approches nous avons traité et accompagnés des victimes de tortures, de viols ou des enfants soldats.

 

Sachant que les recherches basées sur les méthodes scientifiques concernant les problèmes de santé et guérison des émotions ne sont pas erronées elles sont simplement inachevées, elles ignorent l’influence omniprésente du monde et la dimension spirituelle, qui ne sont pas soumis à nos méthodes de recherches. 


Les récentes statistiques médicales et scientifiques ont démontré qu’il y a 37% de personnes qui souffrent de problèmes psychologiques tels que dépression, inquiétude, caractère compulsif et obsessionnel, attaques de panique, anxiété, amertume, rancune et d’autres maladies mentales de diffèrent niveaux.

 

Des patients victimes de traumatismes, des migrants ayant vécu la guerre et ses horreurs, des personnes traumatisées, mais aussi déracinées. Lorsque toute la famille a été tuée, le migrant seul, un sans domicile fixe revoient les personnes qu'ils ont tuées. Ils ont un sentiment de culpabilité et se sentent poursuivis par les âmes de leurs victimes.

 

En tant que des spécialistes, il est difficile pour les personnes traumatisées de s'intégrer. Il y a un conflit de générations avec les enfants qui s'intègrent plus facilement que leurs parents. Ça peut engendrer de la violence chez ces derniers. Il est plus facile de se réfugier dans l'alcool, les drogues que d'aller voir un psychothérapeute ou solliciter une aide psycho-spirituelle, qui pourtant quelques choses de normal dans les pays d’origines des migrants Africains particulièrement.

 

Les paramètres socioculturels et statutaires sont à prendre en compte: ces personnes sont coupées de leur pays, de leurs traditions, de leurs us et coutumes, ça complique la prise en charge. L'incertitude du statut est une épée de Damoclès! Les enfants s'intègrent et ensuite s'ils doivent partir, il y aura une fois de plus une seconde désinsertion. Il serait thérapeutiquement utile d'avoir des décisions administratives rapides, admission ou pas.

 

Dans certains cas, ça devient une phobie de devoir rentrer au pays: Ils sont enchaînés dans ce trauma du passé et ne peuvent pas redémarrer une vie après le traumatisme, se projeter dans un futur. Ils sont sans pays, sans identité propre sauf celle de victime ayant de place nulle part.

 

Le plus court chemin vers l'intégration pour ces migrants victimes de traumatismes semble être celui de la résilience, c'est-à-dire la capacité de «vivre avec». Voici l’idée qui a inspiré l’établissement d’un Centre de Trauma Transculturel

 

Qui a pour but ;

- Travailler auprès des populations victimes des traumatismes psychologiques dus à la guerre, aux conflits ethniques, tribaux ou religieux, à l'exil, aux tortures, aux violences physiques et sexuelles, aux catastrophes naturelles, maladies dégénératives ou suite aux pandémies;

- Apporter l'aide psychologique et outils thérapeutiques naturelles  pour soulager ces populations en détresse en collaboration avec d'autres professionnels et organismes compétents;

- Contribuer à la mise sur pied d'un système de santé holistiques qui tienne compte des besoins psychiques des populations en détresse et mettre en place des comités de médiation et de gestion des conflits entre personnes physiques et morales.

 

Notre approche d’accompagnement et soins holistiques a pour objectif d’expérimenter des thérapies pilotes innovants, reproductibles et diversifiés qui permettront aux personnes malades, soit psychique, émotionnelle, psychologique, physique, en rupture sociale, en situation de handicap ou à risque de développer une maladie chronique, de disposer de conseils, de soutiens et de thérapies leur permettant de maintenir ou d’accroître leur autonomie, de participer à l’élaboration du parcours de santé les concernant, de faire vivre leurs rêves et de développer leur projet de vie.

 

Les prestations du projet  Centre de Trauma Transculturel, s’adresse aux personnes présentant une ou des vulnérabilités en santé et dans leur bien-être : éloignement du système de santé, isolement et des déplacements géographique, familial ou social, les violences, les traumatismes,  les addictions au tabac, à l’alcool et aux jeux, l’environnement économique,  sanitaire défavorable et la précarité.

 

Notre projet disposera en interne de compétences pertinentes dans le domaine à charge  et à la mise en œuvre de nos ressources internes.  Un lieu de dans la nature vivante pour la détente, et l’épanouissement, qui peut être aussi réaménagé pour utilisation des autres structures internes, ainsi qu’un lieu d’accueil  qui inclus des chambres de séjour, un espace bibliothèque,  des cabines de soins, cuisine agencée, salle de conférence et de formation.

 

Nous aimerions prioritairement agir en concert avec les structures ressources existantes de notre territoire dans notre domaine d’intervention notamment sur les acteurs de ces structures qui coordonnent la prise en charge médicale, sociale ou médico-sociale ainsi que la promotion de la santé et du bien-être

 

Notre motivation première est d'aider les personnes appartenant à une groupe minoritaire et qui ont vécu un traumatisme grave (par exemple : un traumatisme de guerre, de la violence domestique, des agressions sexuelles ou physiques, de l'intimidation à l'école, mariages forcé, du harcèlement au travail, etc.)

 

Le projet Centre de Trauma Transculturel évalue et prend en charge des patients présentant des syndromes psychiatriques et émotionnels dont les tableaux cliniques sont propres à leur culture d'appartenance. Certains aspects phénoménologiques et cliniques de ces troubles de santé mentale transculturelle peuvent être déroutants.


Ces troubles nécessitent des évaluations dans une clinique spécialisée comme la nôtre pour venir en aide aux patients, aux familles et même aux professionnels afin d'éviter l'errance thérapeutique et par le fait même, des pertes sur le plan économique et des complications sur le plan psychiatrique et sociale.

 

La particularité du projet Centre de Trauma Transculturel est de favoriser le dialogue entre les cultures, les thérapies et méthodes de soins.  Nos professionnels accompagnent les patients, adoptent des approches ouvertes et pragmatiques dépouillées de tout dogmatisme. Nous ciblons des approches thérapeutiques ouvertes et adaptées à la différence pour s'assurer de la conformité du traitement de nos patients ethnoculturels.

Depuis la mise sur pied de ce projet, notre équipe a reçu plusieurs demandes, provenant essentiellement des jeunes et adultes de communauté française issue de la migration et des autochtones.

 

Les patients potentiels peuvent recommandés par leur médecin de famille ou encore par un psychiatre. Une fois admis au sein de notre Centre, le patient se joint à un groupe pour entreprendre sa thérapie. Les groupes sont formés de cinq à douze patients auxquels s'ajoutent des membres de l'équipe de notre Centre.

 

Le patient peut, dans une phase plus avancée de sa thérapie, contribuer à la mission de notre Centre en devenant un pair aidant naturel. En plus de son mandat thérapeutique, un Centre de Trauma Transculturel a aussi un mandat universitaire. Ce mandat inclut la formation, l'éducation, l'enseignement ainsi que la recherche thérapeutiques et psychosociale.

 

Un Centre de Trauma Transculturel offrira des opportunités de recherche très intéressantes. On peut penser aux aspects cliniques et épidémiologiques de certains troubles psychiatriques dans les populations ethnoculturelles ou à la comparaison de l'efficacité des différentes approches thérapeutiques dans les centres hospitaliers.

 

D'autres études seront encouragées dans notre Centre pour le développement et la validation des échelles psychométriques adaptées à la population. Après un période de 5ans de lancement, le Centre doit évaluer son offre de prestations et service parce que nous croyons que les demandes ne cesseront pas de croître. Le service et prestations que nous offrirons sont très spécialisés et notre motivation est de venir en aide à ceux qui en ont besoin.

Psynaturotherapie

La Psynaturothérapie Africaine

 

La Psynaturothérapie est un ensemble des outils au secours des problèmes de la violence, la gestion des comportements difficiles et prévention des conflits, troubles bio-psycho-spirituel et la médiation par une approche transcontextuelle et transculturelle.

 

La Psynaturothérapie africaine est reconnue comme un moyen inéluctable et efficace pour traiter les troubles psychiques, ouverture du dialogue, de la parole et  de la médiation, alléger les souffrances des patients par des moyens naturels, des thérapies et des rituels ancestraux ainsi que par toutes  les approches thérapeutiques.

 

La Psynaturothérapie africaine est aussi un déterminant important pour l'évolution de l'être humain et de sa pensée,  c’est une source de lien social en libérant chacun de la peur de l’autre et aussi de la peur de lui-même.


Sachant que la maladie fait partie de l'existence humaine. Nombreux sont ceux qui ont appris, après avoir souffert par elle, même gravement, à  lui être reconnaissants.

Vaincre la maladie semble être le but de notre époque industrielle, technocratique, où  les ressources naturelles sont violées sans scrupule ni discernement, où tout doit être mis au service du confort immédiat et des caprices.


Pourtant, nous n'avons pas encore une véritable image de l'être humain. Car cet être n'est pas seulement le produit de la nature, pas seulement ce que nous pouvons  voir et toucher.


Dans ce siècle apocalyptique, nous sommes au seuil d'un nouveau monde. Une vie nouvelle s'élève en bouillonnant autour de nous, mais ne trouve, pour la contenir, que des formes figées.  Puisque jamais, un défi est lancé à  notre existence tout entière. Nous devons transformer notre façon de penser afin de saisir les réalités du temps que nous vivons.

 

Notre Objectif principal

Affirmer notre liberté, notre identité, nos valeurs et le professionnalisme de notre métier est aussi un acte citoyen et politique fort dans le contexte mondial actuel.

 

Nous voulons Venir en aide aux individus humains – c´est l´objectif pour lequel toute l´équipe s´enflamme.

Travailler ensemble pour le bien-être de chaque patient individuel, sa famille et les personnes qui l´accompagnent, pour rétablir le flux régulier de l´énergie vitale.

 

L´émotion, la compétence et la bonté de cœur

Les traitements à contact de main produisent souvent des résultats fabuleux et créent l´espace requis pour réussir la guérison.


Nos thérapeutes sont des auditeurs doués qui s´occupent activement et soigneusement de leurs prochains, ils ont toujours la bonne clé en main pour ouvrir la bonne porte, ils agissent toujours pour le bien-être du patient, avec plein cœur et dynamisme.

 

Conseils et action en développement de stratégies intelligentes

Vous prévoyez d’élaborer au niveau institutionnel une stratégie d’intervention, d’action, d’accompagnement et de la médiation intelligente et durable avec une approche naturelle, humaine et holistique? Nous mettons notre expertise à votre disposition et vous offrons nos conseils et prestations. Vous nous dites ce dont vous avez besoin et nous établissons le programme d’intervention approprié pour le public cible.

 

Les soucis de santé – Nous sommes là pour vous au naturel bien sûr !

 

Depuis des milliers d’années, l’utilisation des plantes médicinales ont servis à traiter différents  problèmes de santé ou du moins les prévenir.  Depuis quelques siècles, les médicaments synthétiques et chimiques ont gagnés en popularité tandis que la réputation de la médecine par les plantes a baissé.

 

Pourtant, le rôle de la médecine par les plantes n’est pas à négliger: c’est grâce à l’utilisation des plantes et des extraits naturels qu’est née la pharmacologie moderne. Des milliers de composants chimiques retrouvés dans les pharmacopées modernes sont dérivés de plantes.

 

Après des années d’essais et d’erreurs, d’utilisation et d’expérimentation, nous en savons maintenant plus que jamais sur les propriétés chimiques et curatives des plantes. Pourquoi ne pas profiter de ces connaissances pour améliorer votre bien-être?

 

Avec la manipulation génétique, les pesticides, les métaux lourds, les additifs et autres produits nuisible pour la santé, il devient de plus en plus difficile de trouver des aliments nourrissants, sains, et dépourvus de produits chimiques, transformés, synthétiques et à la limite, nocif. 

 

Les fruits et légumes que nous mangeons aujourd’hui ne ressemble que très peu aux fruits et légumes que nos ancêtres  mangeaient!  Il devient donc impératif de pallier à ces carences.  Les produits naturels représentent un bon supplément pour votre alimentation qui vous fera éviter les carences et les manques.   

 

Les extraits de plantes et teintures mères peuvent aider à drainer ou désintoxiquer (éliminer les toxines) l’organisme en mettant l’emphase sur les émonctoires : le foie, les intestins, les reins, le sang et les poumons.  De plus, les extraits de plantes aident grandement à équilibrer le système acido-basique.

 

Notre équipe de naturopathes et phytothérapeutes diplômés et expérimentés, possèdent une connaissance extensive des produits naturels et mettrons à profits leurs connaissances pour vous conseiller sur les produits les mieux adaptés à votre condition.


A QUOI SERT NOS RECHERCHES ?


Ces pages s’adressent aux curieux et aux intellectuels pour l’instant : la Médecine Africaine est un champ de recherche comme un autre, et la lecture est plus ancrée dans les mœurs des pays dits du Nord qu’a ceux des pays africains. 


On peut reconnaitre néanmoins qu’une certaine élite intellectuelle africaine s’intéresse, elle aussi aux valeurs de sa culture , dont la médecine traditionnelle . Cependant très peu d’entre eux en font un champ d’études privilégiés. Comment ne pas respecter le choix de chacun.


Malheureusement, on constate sans peine que la pénurie de recherches de base effectuées par les Africains dans leur terrain culturelle d’origine constitue réellement un vide dans des bibliothèques populaires et universitaires. Ce qui nous fait souhaiter que des réflexions et initiatives comme la nôtre puissent se multiplier et dans tous les domaines.


Il faut en même temps une vraie campagne de conscientisation des peuples concernés par cette vision de la santé du monde : les jeunes ; hommes et femmes ne devraient pas avoir honte de suivre leur géniteur un grand père ou maître et savant,  qui exerce la fonction de transmetteurs , tradipraticiens ou guérisseur ou autre. Car, malgré toutes ces difficultés, la Médecine Traditionnelle continue Africaine à faire ses preuves.


Que peut-on faire de plus ?


Sur le plan théorique et intellectuel, on a plus que jamais besoin des chercheurs africains qu’ils viennent pour savoir et faire connaître en suite. La recherche, pour ces pays qui ont subi des ruptures dans leur évolution culturelle, est en même temps une quête de connaissance et de reconnaissance.


Les intellectuels originaires du lieu estime l’auteur sont plus à même d’agir dans l’intérêt et en respect de la société. L’une des meilleures façons de stocker les connaissances à transmettre reste encore l’écriture qui en soi est déjà un art, une connaissance qui s’acquiert.


Ce qui fait d’un document rédigé une sélection des mots, un style dans la construction des phrases, en même temps, des traces de l’état d’esprit de l’auteur.


L’ensemble doit refléter l’être mental, l’être psychique (si l’on peut s’exprimer de cette manière). Bref les influences de la culture, les sentiments et les impressions d’un auteur, apportent eux aussi des informations.

Un étranger quels que soient ses bonnes intentions, son quotient intellectuel ou sa grande facilité d’adaptation, n’a pas les données culturelles dans le sang comme les autochtones du pays concerné.


Les chercheurs dits indigènes doivent multiplier et exporter les résultats de leurs travaux pour répondre entre autres a certains besoins des expatriés.

Ceci est d’autant plus urgents que les besoins sous leur forme clinique se multiplient avec le métissage continuel des populations.


Les besoins en ethnopsychiatrie en sont un grand exemple, dans la mesure ou les thérapeutes de cette obédience tiennent absolument compte de la culture d’origine du patient.


Ils font des éléments culturels leur «outil »de travail. Alors, ces écrits devraient même être considères comme un devoir civique. Ainsi, pour limiter es difficultés des parents qui veulent léguer ces savoirs à leur progéniture. Les Etats démocratique et respectant les droits devrait élever des telles recherches au rang de patrimoine en faveur de tous.


Santé mentale des Africains en Europe

 

Les africains et afro descendants et caribéenne sont visiblement 2 à 5 fois plus susceptibles de recevoir un diagnostic de schizophrénie et d'autres psychoses que leurs homologues d'autres minorités ethniques en Europe.

Cependant, la symptomatologie des maladies psychotiques et les expériences dissociatives sont difficiles à différencier.


Fait intéressant, les Africains détenus en vertu de la loi sur la santé mentale sont plus susceptibles de céder au racisme perçu comme la cause de leur détresse émotionnelle que leurs homologues d'autres groupes ethniques, mais il y a très peu d'indications dans la littérature sur la façon dont le racisme perçu pourrait exercer son effet sur la santé mentale des Africains.


Cette étude est conçue pour construire et tester un modèle théorique qui associe des représentations mentales qui pourraient être révélatrices de l'expérience subjective du racisme, avec une perturbation racialisée de l'image corporelle, des expériences dissociatives et une faible estime de soi globale.


Un questionnaire comprenant :

  • l'échelle des expériences dissociatives,
  • l'échelle des relations d'objet et de la cognition sociale de l'identité raciale,
  • l'échelle de perturbation de l'image corporelle racialisée et
  • l'échelle d'estime de soi

ont été utilisé pour collecter les données.

 

Comme prévu, les représentations mentales indicatives de l'expérience subjective du racisme se sont révélées être liées à une perturbation raciale de l'image corporelle, à des expériences dissociatives et à une faible estime de soi pouvant survenir en raison d'incidents liés à la race.


Cependant, les meilleurs prédicteurs d'expériences dissociatives chez les Africains étaient :

  • une faible estime de soi,
  • des représentations mentales de l'expérience indirecte du racisme,
  • un faible productivité scolaire,
  • jeune âge,
  • une perturbation radicalisée de l'image corporelle,

et les prédicteurs variaient selon le sexe et l'origine ethnique.

 

En résumé 

Des siècles d'oppression ont privé une proportion importante de Africains de la possibilité d'acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour se protéger de la dégradation, de la désaffection et de l'aliénation qui se produisent en conséquence de l'expérience quotidienne chronique du racisme perçu.


Les jeunes africains apprennent autant, sinon plus, sur eux-mêmes et sur la façon d'être avec les autres dans des groupes de leurs pairs que sur leurs parents. Par conséquent, le contexte dans lequel les jeunes africains apprennent à gérer de manière constructive la haine, le dégoût et l'intolérance apparents devient important pour le développement de la personne africain.


Les Africains qui ne disposent pas des connaissances et des compétences nécessaires pour traiter de manière constructive avec des personnes qui les maltraitent simplement à cause de ce qui peut être signifié par la couleur de leur peau peuvent développer des moyens inappropriés de faire face au rejet perçu des relations interpersonnelles et en groupe. 


La relation entre le corps africain et l'intolérance raciale / ethnique (c'est-à-dire l'interaction gène-environnement) sous-tend ce que l'on pourrait appeler la condition humaine Africain, et les jugements sur la valeur d'aspects particuliers du corps physique africain déterminent le degré auquel la proximité est accordée ou, en effet, nié.


Par conséquent, comprendre quelque chose sur la condition humaine Africain et comment les africains peuvent avoir co-construit et représenté mentalement leurs expériences en relation avec des personnes qui font des déclarations désobligeantes sur le souffle de leur nez, l'épaisseur de leurs lèvres ou le caractère crépus de leur les cheveux ou le teint au fil du temps peuvent être utiles pour comprendre le comportement de la maladie chez les africains au premier contact avec les services de santé mentale de l'Union européenne.


Comme la plupart des africains détenus en vertu de la loi sur la santé mentale pour l'évaluation et le traitement des maladies schizophrènes et autres maladies psychotiques sont plus susceptibles d'être jeunes, peu instruits et sans emploi, il ne serait pas déraisonnable de soupçonner un traumatisme induit.


Des expériences dissociatives pourraient expliquer en partie la surreprésentation des Africains dans le système de santé mentale en Europe. Les représentations mentales indicatives de l'expérience subjective du racisme se sont révélées contribuer de manière significative à la fréquence rapportée des expériences dissociatives. Cependant, les expériences dissociatives ne sont généralement pas exclues comme confusion possible chez les personnes diagnostiquées schizophrènes.


Les professionnels de la santé et des services sociaux devraient déterminer si les symptômes qui présentent sont effectivement révélateurs d'un traumatisme lié à la race et, dans l'affirmative, déterminer si les symptômes qui se présentent confondent les symptômes de la schizophrénie.


Des recherches futures pourraient tenter de déterminer si les représentations mentales qui pourraient être le reflet de l'expérience subjective du racisme sont directement corrélées avec le calendrier des événements racistes de l'échelle raciale d'identité africain et si les représentations mentales indiquant l'expérience subjective du racisme sont un meilleur prédicteur des expériences dissociatives dans les populations cliniques de Africains en Europe.