Phytosoins

Fédération Africaine des Naturopathes

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PHYTOSOINS

 

SOINS AFRICAINS & SOINS EN AFRIQUE

L’ETHNOPHYTOSOINS

Au cours des siècles, les anciens ont accumulé un véritable savoir sur les vertus médicinales des plantes. Tout le monde a entendu parler des remèdes de santé de nos grand-mères : ail, choux,... sous forme de cataplasme ou de décoction. Mais il existe aussi une antique tradition de soins par les fleurs, ceux-ci sont moins connus car ils nécessitent une manipulation et un dosage extrêmement précis.

 

C’est l’étude scientifique interdisciplinaire de l’ensemble des matières d’origine végétale, animale ou minérale, et des savoirs ou des pratiques s’y rattachant, mises en œuvre par les cultures traditionnelles pour modifier l’état des organismes vivants, à des fins thérapeutiques, curatives, préventives ou diagnostiques.

 

Méthodologie

Guidées par les usages empiriques des plantes, les études ethnophytosoins ont apporté à l’humanité plus de 60 % de ses médicaments quotidiens. Située à la croisée des sciences de l’homme et de la nature, l’ethnopharmacologie a su développer des méthodologies originales, alliant tradition et modernité qui lui ouvrent des perspectives prometteuses.

 

Une méthodologie en 3 actes

L’ ethnophytosoins est une discipline qui s’intéresse aux médecines traditionnelles et aux remèdes constituant les pharmacopées traditionnelles. Très schématiquement un programme d’ethnopharmacologie mis en œuvre dans une région particulière se déroule en trois temps :

•un travail de terrain destiné à recenser les savoirs thérapeutiques,

•un travail en laboratoire visant à évaluer l’efficacité thérapeutique des remèdes traditionnels et

•un programme de développement de médicaments traditionnels préparés avec des plantes cultivées ou récoltées localement.

 

Les objectifs sont clairement énoncés et codifiés par des méthodologies rigoureuses : recenser partout dans le monde les savoirs traditionnels, notamment là où la tradition est orale, car la transmission de la connaissance est entravée à la fois par la perte d’intérêt du métier de guérisseur et par la non reconnaissance du métier, voire son interdiction pour exercice illégal de la médecine.

 

Le développement durable et la naturopathie Africaine

L’ethnophytosoins oeuvre pour l’utilisation raisonnée et la valorisation des ressources naturelles, par la fabrication de phytomédicaments non toxiques et efficaces.

Elle sensibilise également les populations locales à leurs richesses naturelles et culturelles, elle développe des actions de formation et d’éducation en vue d’améliorer la santé du plus grand nombre, et plus particulièrement des populations défavorisées.

Cette valorisation s’inscrit dans le respect des conventions internationales sur la biodiversité et les espèces menacées.

Elle vise également à intégrer les médecines traditionnelles dans les systèmes de santé selon les recommandations de l’OMS.

 

Le jardin des plantes médicinales

Un jardin médicinal dans notre site sacré héberge plusieurs plantes médicinales d’usage traditionnel. Elles appartiennent à toutes la tradition thérapeutique Africaine, elles font partie du patrimoine et héritage mondiale.

Ces plantes serviront à préparer des tisanes mais aussi des médicaments. Certaines d’entre seront présentées sous forme d’extraits ou de poudre, en gélules, ampoules, comprimés, extraits ou encore en teintures. D’autres serviront de matière première pour extraire des principes actifs présentés ensuite sous forme de médicaments.

 

Aujourd’hui encore, un quart des médicaments vendus dans les pharmacies dans le monde à une origine végétale et un autre quart est obtenu par hémi synthèse à partir de plantes. La thérapeutique moderne a encore aujourd’hui largement recours aux plantes médicinales.

Dans notre jardin dans le site sacré nous voulons présenter des plantes médicinales rare et non officielles, non toxiques, pouvant être utilisées en auto-médication généralement sous forme de tisanes obtenues par infusion ou décoction. Certaines d’entre elles peuvent être prises par voie orale, d’autres ne seront utilisées qu’en usage externe en application comme par exemple, en collyre ou en gargarisme.

 

Ces plantes font partie de plantes médicinales traditionnelles Africaine, considérant que chacune les parties utilisées et les indications traditionnelles reconnues. Leurs indications thérapeutiques traditionnelles, les propriétés pharmacologiques et cliniques scientifiquement démontrées.

Voici quelques de ces plantes :

 

A. Les plantes à propriétés antidépressives

Certaines plantes renferment des principes actifs bénéfiques dans le traitement des troubles passagers de l’humeur et des dépressions légères par leur effet stimulant du système nerveux.

 

1. Le Millepertuis (Hypericum perforatum L.) de la famille des Hypéricacées

C’est une plante herbacée vivace, un peu buissonnante. Elle doit son nom à ses feuilles ponctuées de petites taches huileuses donnant l’impression de perforations.

La plante contient une huile essentielle dans laquelle on a trouvé des naphtodianthrones, l’hypéricine donnant une coloration rouge, des flavonoïdes, des triterpènes et des composés phénoliques. Traditionnellement utilisée en usage externe pour ses propriétés anti-prurigineuses et cicatrisantes sur les blessures et brûlures, et en usage interne comme antidépresseur et antispasmodique.

Les effets antidépresseurs ont été démontrés ainsi que les propriétés antiinflammatoires, spasmolytiques, bactéricides et antivirales. Une infusion des sommités fleuries est prise par voie orale ou en application locale. La plante est photosensibilisante.

 

B. Les plantes utilisées pour les troubles mineurs du sommeil et les plantes sédatives

On regroupe dans une même catégorie, d’une part les plantes qui ont une activité sédative générale c’est-à-dire qu’elles tendent à s’opposer à la nervosité et à réduire l’activité des individus et, d’autre part, celles qui induisent le sommeil ou facilitent l’endormissement. Certaines de ces plantes sédatives favorisant l’endormissement possèdent aussi des propriétés anxiolytiques c’est-à-dire qu’elles luttent contre l’anxiété, qu’elle soit diurne ou nocturne.

 

2. L’aubépine (Crataegus monogyna Jacq. et Crataegus laevigata (Poiret) D.C.) de la famille des Rosacées

C’est un arbuste épineux, très répandu dont les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées dans le traitement des états nerveux et les troubles mineurs du sommeil ainsi que dans l’éréthisme cardiaque. Les sommités fleuries renferment des flavonoïdes, des proanthocyanidols et des amines comme la phénéthylamine.

Les propriétés sédatives ont été démontrées ainsi que les effets antiarythmiques, hypotenseurs et dilatateurs des artères coronaires. La plante peut être utilisée en infusion.

 

3. L’aspérule odorante (Galium odoratum L.) de la famille des Rubiacées

C’est une petite plante herbacée, habituée des sous-bois de nos forêts européennes. Elle est traditionnellement indiquée comme sédative, pour faciliter l’endormissement et dans le traitement des troubles digestifs. Ses propriétés antispasmodiques ont été démontrées. Elle renferme une coumarine ainsi qu’un glucoside iridoïde ; les parties aériennes sont prises en infusion.

 

4. La ballote noire ou marrube fétide (Ballota nigra L.) de la famille des Lamiacées

C’est une plante herbacée rudérale et traditionnellement indiquée dans la nervosité et les troubles du sommeil ainsi que dans le traitement de la toux. Des effets sédatifs et antitussifs ont été mises en évidence. Les sommités fleuries renfermant des lactones diterpéniques, dérivées de la marrubiine, sont préconisées en infusion.

 

5. Le pavot de Cham (Eschscholzia Cham.) de la famille des Papavéracées

Cette petite plante herbacée. La plante est traditionnellement indiquée dans l’anxiété, la nervosité et les troubles du sommeil. Ces propriétés ont été largement démontrées dans notre laboratoire, la plante possédant en plus des effets anti-douleurs. Ses parties aériennes renferment des alcaloïdes ainsi que des phytostérols et des caroténoïdes. Elle peut être utilisée en infusion.

 

6. La mélisse (Melissa officinalis L.) de la famille des Lamiacées

Originaire du bassin méditerranéen, la mélisse est traditionnellement utilisée contre les troubles nerveux et les troubles digestifs. Des travaux réalisés dans notre laboratoire ont démontré ses effets sédatifs et inducteurs du sommeil. Ses propriétés antispasmodiques, analgésiques et antivirales ont aussi été mises en évidence. Ce sont les feuilles qui sont utilisées, elles renferment des acides triterpéniques, des flavonoïdes, des acides phénols ainsi qu’une huile essentielle. Les feuilles sont employées en infusion ou en friction.

 

7. Le houblon (Humulus lupulus L.) de la famille des Cannabinacées

C’est une plante grimpante actuellement très répandue sur tous les continents. Elles est traditionnellement indiquée dans les troubles du sommeil mais aussi comme stimulant de l’appétit. Ce sont les fleurs elles-mêmes, appelées les cônes, qui sont utilisées.

Les propriétés sédatives et inductrices du sommeil ont été démontrées ainsi que des effets antibactériens et antifongiques. De plus elles possèdent des propriétés hormonales. La plante peut être infusée, mais il faut éviter un usage excessif de cette espèce.

 

8. La lavande vraie (Lavandula angustifolia Mill.) de la famille des Lamiacées

C’est un sous-arbrisseau caractéristique aux fleurs violettes et parfumées, spontané dans le bassin méditerranéen. Les fleurs sont traditionellement utilisées en usage interne contre les troubles mineurs du sommeil et en usage externe dans le traitement des petites plaies, érythèmes ou brûlures, du nez bouché et des maux de gorge. Les fleurs renferment une huile essentielle. Des propriétés sédatives ont été mises en évidence ainsi que des effets antiseptiques et cicatrisants. La plante est utilisée sous forme d’infusion.

 

9. La valériane (Valeriana officinalis L.) de la famille des Valérianacées

C’est une grande herbe vivace. Les racines et les rhizomes séchés constituent la matière première, caractérisée par une odeur forte et désagréable. La valériane est traditionnellement utilisée contre les troubles mineurs du sommeil et comme sédative. Des acides terpéniques, des iridoïdes et une huile essentielle ont été identifiés et représentent les principes actifs de la plante. Les effets sédatifs potentialisateurs du sommeil, antispasmodiques et analgésiques mineurs ont été mis en évidence chez l’animal. La plante est utilisée en infusion ou macération.

 

10. Le tilleul (Tilla cordata Mill.) de la famille des Tiliacées

C’est un arbre imposant d’Europe et d’Asie Mineure dont les inflorescences avec leurs bractées et l’aubier sont utilisés de manière traditionnelle. Les inflorescences sont indiquées pour les troubles mineurs du sommeil et comme sédatif, l’aubier est recommandé comme dépuratif, stimulant les fonctions digestives et rénales. Les effets sédatifs des inflorescences ont été très récemment démontrés et les effets antispasmodiques et régulateurs de la sécrétion biliaire ont aussi été mis en évidence. Les inflorescences sont prises en infusion et l’aubier sous forme de décoction.

 

C. Les plantes diurétiques

Ce sont des plantes qui étaient traditionnellement utilisées comme dépuratives. Elles stimulent la fonction rénale et induisent une augmentation des urines. Généralement, les plantes diurétiques sont aussi actives sur le foie, induisant également une augmentation de la sécrétion biliaire. Les plantes diurétiques sont indiquées pour éliminer la rétention d’eau notamment dans le cas d’oedème.

 

11. L’aunée (Inula helenium L.) de la famille des Astéracées

Plante originaire d’Asie, elle s’est répandue dans toutes les régions tempérées du monde. Elle est traditionnellement utilisée pour faciliter les fonctions d’élimination rénales et digestives et indiquée aussi comme antitussif. Ce sont les racines qui renferment des lactones sesquiterpéniques, responsables des propriétés diurétiques et antifongiques, de l’inuline et une huile essentielle. Des propriétés antivirales et anthelminthiques ont aussi été démontrées. Des racines sèches seront prises en décoction ou en macération.

 

12. La callune (Calluna vulgaris L.) de la famille des Ericacées

Cette bruyère, connue dans toute l’Europe est habituée des sols siliceux. Elle est traditionnellement utilisée comme diurétique et antidiarrhéïque. Les sommités fleuries renferment de l’arbutoside, un hétéroside diphénolique qui possède des propriétés antiseptiques urinaires et diurétiques. Les sommités fleuries sont prises en décoction.

 

13. La bruyère cendrée (Erica cinerea L.) de la famille des Ericacées

C’est une plante très commune, habituée à des terrains acides et siliceux. Elle est traditionnellement utilisée comme diurétique et dans les traitements des infections urinaires. Ce sont les sommités fleuries qui sont utilisées. Elle renferme de l’arbutoside, un hétéroside diphénolique qui possède des propriétés antibactériennes lorsqu’il se transforme dans le rein en hydroquinone. Cette plante peut être prise en infusion.

 

14. Le fenouil doux (Foeniculum vulgare Mill. ssp vulgare) de la famille des Apiacées

Originaire du bassin méditerranéen. Les racines sont traditionnellement utilisées pour faciliter les fonctions d’élimination rénale et digestive alors que les fruits et les graines sont indiqués dans les troubles digestifs. Les extraits hydro-alcooliques de racines ont des propriétés diurétiques démontrées dans notre laboratoire. Les fruits possèdent des effets analgésiques, antipyrétiques et cholérétiques. Les fruits renferment une huile essentielle riche en anéthol. Les racines peuvent être prises en macération et les graines en infusion.

 

15. Le genévrier (Juniperus communis L.) de la famille des Cupressacées

Arbrisseau dont les baies, appelées baies de genièvre, sont tradionnellement utilisées comme diurétique, désinfectant urinaire et stimulant de l’appétit. Les baies renferment une huile essentielle responsable de l’effet diurétique et un principe amer, la junipérine, stimulant de l’appétit. Cette plante peut être prise en infusion.

 

16. La piloselle (Hieracium pilosella L.) de la famille des Astéracées

C’est une petite plante herbacée très répandue dans les régions tempérées. Elle est traditionnellement indiquée comme stimulant des fonctions rénales et digestives. Les feuilles renferment de l’ombelliférone, un hétéroside coumarinique aux propriétés antibiotiques, des flavonoïdes et des acides phénols. Les propriétés diurétiques des extraits hydroalcooliques ont été démontrées dans notre laboratoire, d’autres équipes ont mis en évidence des effets antiseptiques urinaires. La plante entière est utilisée en infusion.

 

17. Le solidage verge d’or (Solidago virga aurea L.) de la famille des Astéracées

C’est une plante très répandue dans les régions tempérées, traditionnellement utilisée comme diurétique mais aussi comme sédatif, analgésique et antiinflammatoire. Des effets diurétiques ont été démontrés ainsi que des effets analgésiques, hypotenseurs, antiinflammatoires et antifongiques. Les sommités fleuries renferment une huile essentielle, des tanins, des flavonoïdes, des acides phénols et de la coumarine. La plante est prise en infusion.

 

18. Le sureau noir (Sambucus nigra L.) de la famille des Caprifoliacées

Le sureau noir est un arbuste très répandu dans les régions tempérées. Les fleurs, les fruits et l’écorce sont traditionnellement utilisés comme stimulant des fonctions d’élimination rénale et digestive mais aussi comme sudorifique. Les fleurs et l’écorce sont riches en acides phénols, flavonoïdes et potassium et renferment aussi une huile essentielle. Les propriétés diurétiques ont été démontrées dans notre laboratoire. La plante peut être prise en infusion de fleurs ou en décoction d’écorce.

 

19. La busserole ou raisin d’ours (Arctostaphylos uva-ursi L. Spreng.) de la famille des Ericacées

Petit arbuste que l’on rencontre dans les zones montagneuses dont les feuilles sont médicinales. Elles renferment des hétérosides phénoliques dont l’arbutoside est le principe actif à propriété antiseptique urinaire. La busserole est utilisée comme stimulant des fonctions rénales et désinfectant urinaire. Les propriétés diurétiques ont été mises en évidence dans notre laboratoire et les propriétés antiseptiques urinaires démontrées par d’autres équipes. Les feuilles sont prises en infusion. La plante est actuellement menacée de disparition en raison d’une récolte excessive.

 

20. Le pissenlit (Taraxacum dens leonis Desf. L.) de la famille des Asteracées

C’est une petite plante très commune dans toutes les régions tempérées du monde dont les racines sont traditionnellement utilisées comme dépuratifs, cholagogues et cholérétiques mais aussi pour ses effets diurétiques. Les racines s’emploient en décoction et les feuilles en infusion.

 

D. Les plantes utilisées dans les affections pulmonaires bénignes

Dans les affections pulmonaires bénignes, les plantes médicinales trouvent leur utilité en de nombreuses indications. Certaines d’entre elles ont des propriétés antitussives et sont indiquées dans les toux sèches. D’autres plantes vont présenter des effets expectorants facilitant la fluidité du mucus et l’expectoration des glaires. Elles sont indiquées dans les toux grasses ou productives. D’autres plantes enfin ont des propriétés antiseptiques pulmonaires car l’huile essentielle qu’elles renferment s’élimine par les poumons et induit un effet antibactérien.

 

21. Le bouillon blanc (Verbascum thapsus L.) de la famille des Scrofulariacées

Cette plante herbacée présente une inflorescence en épis de un à deux mètres de haut avec de belles fleurs jaunes, . Elle est traditionnellement utilisée comme antitussive, antispasmodique, antiallergique et dans les affections buccales. Les fleurs renferment des acides phénols, des saponosides, des iridoïdes et des mucilages.

Ces derniers possèdent des propriétés adoucissantes et émollientes alors que les iridoïdes et les acides phénols ont des effets antiinflammatoires. Une infusion de fleurs peut être prise par voie orale ou en application locale contre les démangeaisons ou en gargarisme pour soulager les maux de gorge.

 

22. La guimauve (Althaea officinalis L.) de la famille des Malvacées

Cette plante spontanée est actuellement largement répandue sur les 5 continents. Les feuilles, les fleurs et les racines sont traditionnellement utilisées dans les affections bronchiques mais aussi dans les affections spasmodiques.

 

En usage externe on l’utilise comme adoucissant, antiallergique et dans le traitement des maux de gorge ou de l’enrouement. La plante renferme des mucilages, des flavonoïdes, des pectines et des acides phénols. Le mucilage induit des effets antitussifs et émollients. Une action antiinflammatoire a aussi été démontrée. Les parties aériennes sont prises en infusion et les racines mises à macérer.

 

23. Le lierre terrestre (Glechoma hederacea L.) de la famille des Lamiacées

C’est une petite plante rampante des plaines européennes. Les parties aériennes sont traditionnellement utilisées dans les affections bronchiques et les toux bénignes. La plante renferme une huile essentielle, des flavonoïdes et des sesquiterpènes. Les effets expectorants ont été démontrés. Elle est prescrite sous forme d’infusion.

 

24. La mauve (Malva sylvestris L.) de la famille des Malvacées

C’est une plante herbacée, aux fleurs couleur rose-violacée, commune dans tout le bassin méditerranéen. Celles-ci sont traditionnellement utilisées pour la toux et comme émollient. Elle est antiallergique, antispasmodique et, en usage externe, on la recommande comme adoucissant dans les affections oculaires, les dermatoses et contre les maux de gorge.

 

25. Le pied de chat (Antennaria dioica Gaertn.) de la famille des Astéracées

C’est une plante herbacée des régions tempérées dont les capitules femelles colorés de rose sont traditionnellement utilisés contre les toux bénignes et dans les affections buccales.

Les capitules femelles renferment des mucilages et des flavonoïdes. Seuls des effets immunostimulants ont été mis en évidence. La plante est prise en infusion par voie orale et en usage externe sous forme de gargarisme ou de bain de bouche.

 

26. Le serpolet (Thymus serpyllum L.) de la famille des Lamiacées

C’est un sous-arbrisseau, dont les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées dans les affections pulmonaires et en particulier contre la toux mais aussi contre les affections digestives.

En usage externe, on l’utilise en gargarisme contre les maux de gorge. Le serpolet renferme une huile essentielle riche en thymol, en carvacrol et en cynéol et renferme des acides phénols. Des propriétés antibactériennes, antifongiques, antispasmodiques et expectorantes de l’huile essentielle ont été démontrées. La plante est prise en infusion par voie orale ou en application locale dans les affections de la peau ou dans les maux de gorge.

 

27. Le thym (Thymus vulgaris L.) de la famille des Lamiacées

Plante vivace, bien connue de tout le bassin méditerranéen, ses feuilles et les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées contre la toux, les problèmes digestifs, et les maux de gorge. Les parties aériennes renferment une huile essentielle (thymol, carvacrol ou géraniol) aux propriétés antibactériennes et des acides phénols aux propriétés antispasmodiques. Les parties aériennes sont prises en infusion par voie orale ou en macération et en gargarisme pour des traitements locaux

 

28. La violette (Viola odorata L.) de la famille des Violacées

Cette petite plante bien connue des forêts de l’hémisphère nord est traditionnellement utilisée pour ses effets antitussifs et comme adoucissant en usage externe. Les fleurs renferment une huile essentielle, du salicylate de méthyle et des mucilages. Les propriétés antitussives et expectorantes sont liées à la présence de mucilages. La plante présente de plus des activités antifongiques. On l’utilise sous forme d’infusion prise par voie orale ou en application locale.

 

29. L’hysope (Hyssopus officinalis L.) de la famille des Lamiacées

Cette plante vivace est originaire du bassin méditerranéen. Les sommités fleuries et les feuilles sont traditionnellement préconisées dans les affections bronchiques bénignes et du rhume en traitement local. La plante renferme de l’acide rosmarinique, une huile essentielle et de la marrubiine. L’huile essentielle a des propriétés antiseptiques et les mucilages ont des effets expectorants et fluidifiants. Cette plante est utilisée sous forme d’infusion.

 

30. La marjolaine vraie (Origanum majorana L.) de la famille des Lamiacées

C’est un sous-arbrisseau. Les sommités fleuries et les feuilles sont traditionnellement utilisées contre la toux, dans les affections bronchiques bénignes et digestives.

En usage externe, on l’utilise dans le traitement du rhume et des irritations de la gorge. La plante renferme une huile essentielle, des acides phénols, des flavonoïdes et de l’arbutoside. Les propriétés antispasmodiques, antibactériennes et antivirales ont été démontrées. La plante est prise sous forme d’infusion par voie orale ou en usage externe en gargarisme ou en instillation nasale.

 

31. Le coquelicot (Papaver rhoeas L.) de la famille des Papavéracées

Petite plante annuelle cosmopolite dont les pétales sont tradionnellement utilisés contre la toux et les troubles de l’éréthisme cardiaque, elle renferme des alcaloïdes isoquinoléiques. Les pétales sont pris sous forme d’infusion.

 

32. Le marrube blanc (Marrubium vulgare L.) de la famille des Lamiacées

C’est une plante vivace herbacée dont les feuilles et les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées contre la toux et dans les affections bronchiques bénignes. La plante renferme une huile essentielle, des diterpènes comme la marrubiine et des flavonoïdes. La plante est prise sous forme d’infusion

 

E. Plantes stimulantes et apéritives

Certaines parties de plantes sont riches en vitamine C et sont considérées comme stimulantes. D’autres espèces renferment des principes amers qui stimulent l’appétit et favorisent par conséquent la prise de poids.

 

33. L’églantier (Rosa canina L.) de la famille des Rosacées

Ce petit arbuste en Afrique du Nord possède des baies appelées cynorrhodons traditionnellement utilisées comme stimulant ou pour faciliter la prise de poids. Les cynorrhodons renferment de la vitamine C, des caroténoïdes, des sucres et des acides de fruits. Les propriétés stimulantes sont liées à la présence de la vitamine C. La plante peut être prise sous forme d’infusion ou de macération

 

34. Le fenugrec (Trigonella foenum-graecum L.) de la famille des Fabacées

C’est une plante herbacée largement cultivée. Les graines sont traditionnellement utilisées comme stimulant de l’appétit et pour la prise de poids. Les graines renferment des protides, des glucides, des lécithines, des stéroïdes et des lipides. Les graines ont incontestablement des propriétés nutritives importantes et des effets hypocholestérolémiants. La plante est utilisée telle quelle ou en décoction.

 

35. La gentiane jaune (Gentiana lutea L.) de la famille des Gentianacées

La gentiane jaune est une plante herbacée vivace commune des montagnes dont les racines âgées sont traditionnellement utilisées pour stimuler l’appétit car elle renferme des sécoiridoïdes comme le gentiopicroside, ainsi que des acides phénols et des phytostérols ; les propriétés orexigènes ou stimulantes de l’appétit sont dues aux principes amers des sécoiridoïdes. De plus des effets antiinflammatoires et cicatrisants ont été mis en évidence. La plante peut être prise en décoction.

 

F. Les plantes à propriétés antimigraineuses

36. La grande camomille (Tanacetum parthenium L. Schulz-Bip.) de la famille des Astéracées

C’est une plante herbacée vivace traditionnellement utilisée contre les crises de migraine et pour soulager les règles douloureuses. Elle renferme des lactones sesquiterpéniques comme le parthénolide et une huile essentielle riche en camphre. Les effets préventifs de la crise migraineuse ont été mis en évidence. La plante entière séchée peut être utilisée en infusion. Les traitements chroniques sont à éviter.

 

G. Les plantes hépatotropes

Ces plantes possèdent un effet au niveau hépatique c’est-à-dire au niveau du foie. Elles peuvent avoir une fonction stimulante sur les cellules du foie, les hépatocytes, en induisant une augmentation de la bile, c’est l’effet cholérétique. Elles peuvent avoir aussi une action cholagogue en vidant la vésicule biliaire de la bile qu’elle renferme. D’autres espèces auront des propriétés hépatoprotectrices en protégeant le foie lors d’agressions, notamment dans le cas d’hépatites.

 

37. La sariette des montagnes (Satureia montana L.) de la famille des Lamiacées

C’est un sous-arbrisseau des régions calcaires du pourtour méditerranéen dont les feuilles et les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées dans les troubles digestifs mais aussi en usage externe comme désinfectant dans les affections buccales et le rhume. La plante renferme une huile essentielle riche en thymol et en carvacrol. Les propriétés antiseptiques et antifongiques de l’huile essentielle ont été démontrées. La plante s’utilise en infusion.

 

38. Le radis noir (Raphanus sativus L.) de la famille des Brassicacées

Le radis noir est une plante herbacée dotée d’une racine volumineuse traditionnellement utilisée pour stimuler les fonctions hépatiques et traiter les affections bronchiques bénignes. En usage externe, il est réputé adoucissant et cicatrisant. La racine renferme des dérivés soufrés, les glucosinolates responsables de l’odeur et de la saveur. Des travaux expérimentaux ont démontré les effets cholagogues et cholérétiques ainsi que des effets diurétiques. La racine est consommée sous forme de jus ou de sirop.

 

39. Le fumeterre (Fumaria officinalis L.) de la famille des Fumariacées

C’est une petite plante herbacée annuelle commune dans toutes les régions tempérées du monde. Les parties aériennes fleuries sont traditionnellement utilisées comme stimulant des fonctions rénales et digestives et sont aussi indiquées pour favoriser la fonction biliaire. La plante renferme des alcaloïdes et en particulier de la protopine, des flavonoïdes, des tanins et des acides alcools. Des propriétés régulatrices sur le flux biliaire et l’évacuation de la bile ont été démontrées. La plante s’utilise en infusion ou en décoction.

 

40. L’artichaut (Cynara scolymus L.) de la famille des Astéracées

C’est une plante vivace dont le capitule floral est comestible ainsi que la base des bractées entourant la fleur violette. Les feuilles sont médicinales et traditionnellement utilisées pour faciliter les fonctions d’excrétions rénales et digestives.

Elles renferment des acides phénols, des acides-alcool, des lactones sesquiterpéniques et des flavonoïdes. Les propriétés cholérétiques, hépatoprotectrices, diurétiques et hypocholestérolémiantes ont été démontrées. La plante peut être prise en infusion ou en décoction.

 

41. Le romarin (Rosmarinus officinalis L.) de la famille des Lamiacées

C’est une plante très répandue dans tout le bassin méditerranéen formant des arbrisseaux ornementés au printemps de fleurs bleues. Le romarin est traditionnellement utilisé pour stimuler les fonctions rénales et hépatiques mais aussi comme anti-asthénique. En usage local, il est utilisé dans les rhumatismes, en hygiène buccale contre les maux de gorge et dans le traitement symptômatique du rhume.

 

Le romarin contient des acides phénols comme l’acide rosmarinique, des flavonoïdes, des lactones diterpéniques et une huile essentielle renfermant de l’alphapinène, du camphre et du bornéol. Les propriétés cholérétiques, diurétiques et hépatoprotectrices vis à vis d’une hépatite ont été démontrées dans notre laboratoire. Nous avons aussi mis en évidence des activités antiinflammatoires et antiradicalaires. L’huile essentielle est antispasmodique et antibactérienne. Ce sont les jeunes pousses ou les sommités fleuries et les feuilles qui sont utilisées en infusion ou en décoction, en usage interne ou en usage externe.

 

42. L’eupatoire (Eupatorium cannabinum L.) de la famille des Astéracées

Cette plante herbacée renferme des lactones sesquiterpéniques, des alcaloïdes pyrrolidiniques. Elle est traditonnellemnt utilisée dans les affections hépatiques et comme diurétique. Les propriétés cholérétiques et hépatoprotectrices ont été démontrées dans notre laboratoire. Les effets cytotoxiques des lactones ont aussi été mises en évidence.

 

43. Le chardon marie (Silybum marianum Gaertn.) de la famille des Astéracées

C’est une plante commune du bassin méditerranéen qui est traditionnellement indiquée dans les affections du foie comme les hépatites et dans les troubles digestifs. Les graines renferment des principes actifs qui ont été identifiés, ce sont des flavonolignanes appelés silymarines, responsables des propriétés hépatoprotectrices. Les graines peuvent être utilisées en décoction.

 

H. Les plantes à propriétés hormonales

Certaines espèces sont utiles pour soulager les règles douloureuses.

44. La sauge officinale (Salvia officinalis L.) de la famille des Lamiacées

Sous-arbrisseau caractéristique des régions méditerranéennes dont les feuilles sont traditionnellement utilisées en usage interne dans les affections digestives et en usage externe pour l’hygiène buccale : les aphtes, les gingivites et les affections de la gorge.

La plante renferme des flavonoïdes, des diterpènes, des triterpènes, des acides phénols et une huile essentielle. Les propriétés spasmolytiques ont été démontrées ainsi que des effets antioxydants. La sauge possède aussi des propriétés oestrogéniques. Elle peut être prise sous forme d’infusion.

 

45. L’armoise commune (Artemisia vulgaris L.) de la famille des Asteracées

C’est une plante herbacée , Les feuilles sont traditionnellement utilisées comme stimulant de l’appétit et contre les règles douloureuses. Les feuilles renferment une huile essentielle. La plante peut être prise sous forme d’infusion.

 

I. Les plantes utilisées dans la constipation

Les plantes utilisées dans le traitement de la constipation sont réparties en deux groupes : les plantes laxatives avec un effet de lest qui peuvent être utilisées en traitement symptômatique de la constipation et sans effet irritant sur l’intestin ; et les plantes laxatives stimulantes renfermant en général des dérivés anthraquinoniques et ne pouvant être utilisées qu’en traitement court dans le cas de constipation occasionnelle, en raison des risques d’irritation que présentent ces plantes. Elles sont d’autre part contre-indiquées chez les enfants de moins de quinze ans.

 

46. La bourdaine (Rhamnus frangula L.) de la famille des Rhamnacées

C’est un arbuste commun des régions boisées dont l’écorce des tiges est traditionnellement utilisée dans la constipation. L’écorce renferme des dérivés anthracéniques et en particulier des frangulosides. Les propriétés laxatives sont dues à la présence des anthraquinones. La plante peut être prise sous forme d’infusion ou de décoction.

 

47. Le séné (Cassia senna L. et Cassia angustifolia Vahl.) de la famille des Fabacées

Ce sont des sous-arbrisseaux, les folioles et les fruits ont des propriétés laxatives dues à leur composition chimique riche en sénnosides. Ce sont des laxatifs stimulants pouvant être irritants, qui doivent être pris en infusion pendant des périodes courtes.

 

J. Les plantes utilisées dans les diarrhées bénignes

Les substances naturelles des plantes traditionnellement utilisées dans le traitement de la diarrhée sont généralement des tanins : ce sont des proanthocyanidols ou des polyesters de l’acide gallique qui forment des complexes avec les protéïnes. Certains tanins possèdent des propriétés antidiarrhéiques, antibactériens et antifongiques.

 

48. L’alchémille vulgaire (Alchemilla vulgaris L.) de la famille des Rosacées

C’est une plante herbacée de l’hémisphère nord. Les parties aériennes avec les fleurs sont traditionnellement utilisées en usage interne en cas de diarrhées légères et en usage externe comme veinotonique ou dans les affections buccales. La plante renferme des flavonoïdes, des saponosides et des tanins. On l’utilise en infusion ou en décoction.

 

49. Le géranium herbe à robert (Geranium robertianum L.) de la famille des Géraniacées

C’est une petite herbacée cosmopolite dont les parties aériennes sont traditionnellement utilisées pour traiter les diarrhées bénignes par voie orale, et dans les affections buccales, les maux de gorge et amygdalites par gargarisme. La plante renferme des tanins qui jouent leur rôle antidiarrhéique grâce à leurs effets astringents. La plante se prend en infusion ou en décoction.

 

50. La salicaire (Lythrum salicaria L.) de la famille des Lythracées

C’est une plante herbacée vivace, dont les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées dans le traitement des diarrhées bénignes, mais aussi dans les insuffisances veineuses et en usage externe dans les maux de gorge et les affections buccales. La plante renferme des tanins galliques responsables des effets antidiarrhéiques et des anthocyanosides présentant une activité vitaminique PP sur les capillaires. Les sommités fleuries sont prises sous forme d’infusion.

 

51. Le fraisier (Fragaria vesca L.) de la famille des Rosacées

C’est une plante vivace répandue dans tout l’hémisphère nord dont les rhizomes et les racines sont traditionnellement utilisées dans le traitement des diarrhées légères et en usage externe dans les affections buccales. Le rhizome renferme de nombreux tanins catéchiques, des flavonoïdes et des triterpènes. Les propriétés antidiarrhéiques sont liées à la présence de tanins. La plante peut-être prise sous forme de décoction des parties souterraines.

 

52. La petite centaurée (Centaurium erythraea Rafn.) de la famille des Gentianacées

C’est une petite plante herbacée bi-annuelle dont les sommitées fleuries sont traditionnellement utilisées comme stimulant de l’appétit. La plante renferme des sécoiridoïdes, des acides phénols et des flavonoïdes. Certains sécoiridoïdes ont des propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes. La plante peut être prise sous forme d’infusion.

 

K. Les plantes utilisées dans les inflammations

Certaines plantes ont des principes actifs qui leur confèrent des propriétés anti-inflammatoires. Cette action s’accompagne bien souvent d’un effet analgésique. Ce sont des plantes utiles dans les traitements des inflammations aigues, comme les tendinites ou dans les douleurs inflammatoires chroniques comme l’arthrose.

 

53. Le cassisier (Ribes nigrum L.) de la famille des Grossulariacées

C’est un arbrisseau typique de l’hémisphère nord, dont les feuilles sont traditionnellement utilisées pour leurs effets anti-inflammatoires et pour leurs effets dépuratifs avec une action diurétique marquée. Les fruits frais ou secs sont indiqués dans les insuffisances veineuses. Les feuilles renferment des flavonoïdes, des prodelphinidols et une huile essentielle. Les propriétés anti-inflammatoires et analgésiques des extraits de feuilles ont été démontrées ainsi que les propriétés veinotoniques et anti-inflammatoires des extraits de fruits. Les feuilles sont prises en infusion et les fruits en gelée ou en sirop.

 

54. La scrofulaire noueuse (Scrofularia nodosa L.) de la famille des Scrofulariacées

C’est une plante herbacée. Les parties souterraines et les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées en usage externe contre les coups de soleil, les brûlures et les érythèmes et en usage interne contre les inflammations. La plante contient des saponines, des flavonoïdes, des iridoïdes et une anthraquinone. Les propriétés anti-inflammatoires ont été mises en évidence ainsi que des effets purgatifs liés à l’anthraquinone. La plante peut être prise en décoction en usage interne ou en usage externe.

 

55. La reine des prés (Filipendula ulmaria L. Maxim.) de la famille des Rosacées

C’est une plante herbacée commune des zones humides européennes dont les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées dans les douleurs rhumatismales, les maux de tête et les états fébriles. Les parties aériennes renferment du salicylate de méthyl et de l’aldéhyde salicylique, responsables des propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et fébrifuges ainsi que des flavonoïdes et des tanins. La plante est aussi traditionnellement utilisée comme dépuratif et diurétique. Elle est prise sous forme d’infusion.

 

56. Le saule (Salix rosmarinifolia L.) de la famille des Salicacées

Le saule est un arbre très commun, caractéristique des zones humides et des bordures de cours d’eau. L’écorce de l’arbre est traditionnellement utilisée dans les affections rhumatismales, les douleurs et la fièvre. Elle renferme du salicoside et des composés phénoliques. Le salicoside est responsable des propriétés anti-inflammatoires, antipyrétiques et analgésiques. L’écorce est prise sous forme d’infusion ou de décoction.

 

L. Les plantes utilisées comme antiseptiques, antiprurigineuses ou anti-allergiques

Certaines plantes médicinales renferment des substances qui ont des propriétés antiseptiques, c’est à dire qu’elles ont une action efficace vis à vis des bactéries. Elles peuvent aussi avoir des effets antiprurigineux, c’est à dire des effets adoucissants ou antiallergiques.

Elles s’opposent ainsi à l’effet allergisant d’autres substances, ou sont utilisées comme adoucissants vis à vis des érythèmes ou des irritations de la peau ou des muqueuses.

 

57. Le bleuet des champs (Centaurea cyanus L.) de la famille des Astéracées

C’est une plante messicole originaire d’Asie dont les fleurs sont traditionnellement utilisées en collyre contre la gêne oculaire ou les irritations. Les fleurs renferment des anthocyanosides et des polyines. Ces polyines ont des propriétés antiseptiques et antiinflammatoires. La plante est utilisée en infusion, sous forme de collyre ou par voie orale. La plante est aussi traditionnellement utilisée dans les phénomènes allergiques ou le prurit.

 

58. L’achillée millefeuille (Achillea millefolium L. ) de la famille des Astéracées

C’est une plante vivace, cosmopolite, dont les sommités fleuries sont traditionnellement utilisées en usage externe dans les irritations dermatologiques, les démangeaisons et les piqûres d’insectes, et en usage interne dans les troubles digestifs et les colites spasmodiques.

La plante renferme une huile essentielle riche en azulène, des lactones sesquiterpéniques et des flavonoïdes. Les propriétés anti-inflammatoires et antispasmodiques ont été mis en évidence. Les sommités fleuries sont prises en infusion ou en décoction par voie orale ou en usage externe.

 

59. La bardane (Arctium lappa L.) de la famille des Astéracées.

C’est une plante bisannuelle très commune des régions tempérées. La racine est traditionnellement utilisée dans des affections dermatologiques, comme l’acné ou les furonculoses et comme dépuratif rénal et hépatique. Les feuilles sont traditionnellement utilisées comme antiallergiques et antiprurigineux en usage externe. La racine renferme des acides alcools, des acides phénols et de l’inuline, ainsi que des composés comme le polyène. Les feuilles renferment des lactones sesquiterpéniques. Les propriétés antibactériennes et antifongiques ont été démontrées. Les racines sont utilisées en décoction par voie orale et les feuilles généralement en usage externe.

 

60. Le souci des jardins (Calendula officinalis L.) de la famille des Astéracées

Cette plante bien connue, d’origine méditerranéenne et habituée de nos jardins, est traditionnellement utilisée dans les affections cutanées, les petites plaies, les démangeaisons, les crevasses, les coups de soleil mais aussi en hygiène buccale contre les maux de gorge. Ce sont les fleurs qui sont récoltées. Elles renferment des saponosides, des caroténoïdes, des polyolosides, de l’acide salicylique et des stérols. Les propriétés antiseptiques, anti-inflammatoires, cicatrisantes ont été démontrées. Les fleurs sont prises sous forme d’infusion, et employées en cataplasme ou en gargarisme

 

66. La capucine (Tropaeolum majus L.) de la famille des Tropaéolacées

C’est une plante grimpante annuelle dont les fleurs sont traditionnellement utilisées en usage externe contre les érythèmes et les coups de soleil comme cicatrisant et dans le traitement des états pelliculaires du cuir chevelu.

En usage interne les fleurs sont indiquées dans les bronchites bénignes. La plante renferme du glucotropaéoloside qui possède une activité antibiotique et antipelliculaire en usage externe. La plante peut être prise en infusion ou en cataplasme de plante fraîche.

 

M. Les plantes indiquées dans la fragilité capillaire et dans l’insuffisance veineuse

La fragilité capillaire se manifeste par des ecchymoses (bleus) ou des pétichies (petits vaisseaux violets) qui apparaissent au niveau cutané. Certaines substances douées de propriétés vitaminiques PP luttent contre cette fragilité capillaire et renforcent le tonus veineux. Les indications s’étendent aussi aux manifestations de l’insuffisance veineuse comme la sensation des jambes lourdes ou la crise hémorroïdaire. Dans cette classe thérapeutique la plupart des médicaments prescrits par les médecins sont à base de plantes.

 

67. L’ail (Allium sativum L.) de la famille des Liliacée

C’est une plante bien connue pour ses propriétés médicinales et alimentaires depuis l’antiquité. L’ail renferme du disulfure de diallyle qui provient de l’alliine, ainsi que des vitamines et des prostaglandines. L’ail est traditionnellement indiqué pour lutter contre des troubles mineurs de la circulation sanguine. Des travaux ont démontré des propriétés antiagrégantes plaquettaires, des effets antibactériens et antifongiques, ainsi qu’un effet hypotenseur et hypocholestérolémiant. C’est le bulbe frais qui est utilisé.

 

68. La vigne rouge (Vitis vinifera L., variété tinctoria) de la famille des Vitacées.

La vigne rouge est un cépage de raisin noir dont les feuilles se colorent en rouge à l’automne. Elle est traditionnellement utilisée dans la fragilité capillaire et comme veinotonique, lors de sensations de jambes lourdes ou de crise hémorroïdaire.

En usage externe, c’est un décongestionnant oculaire. Les feuilles sont riches en polyphénols, flavonoïdes, tanins et anthocyanosides. Ces derniers seraient responsables des propriétés vitaminiques PP conférant à la plante des effets veinotoniques. Les feuilles rouges sont prises en infusion.

 

69. La myrtille (Vaccinium myrtillus L.) de la famille des Ericacées

C’est un sous-arbrisseau caractéristique des montagnes aux sols siliceux. Ce sont les fruits qui sont traditionnellement utilisés pour les insuffisances veineuses et pour renforcer la microcirculation capillaire. Les fruits renferment des acides phénols, des anthocyanosides, des flavonoïdes et de la vitamine A. Les propriétés vitaminiques PP ont été démontrées. Les substances inhibent l’agrégation plaquettaire et améliorent aussi la vision nocturne. On l’utilise en décoction ou sous forme de fruits frais.

 

70. Le fragon épineux ou petit houx (Ruscus aculeatus L.) de la famille des Liliacées.

C’est un petit arbrisseau que l’on rencontre dans le bassin méditerranéen. Les rhizomes séchés sont traditionnellement utilisés comme veinotonique en cas d’insuffisance veineuse et de crise hémorroïdaire. Les rhizomes renferment principalement des saponosides stéroïdiques comme la ruscogénine et la néo-ruscogénine. Les propriétés veinotoniques des saponosides ont été démontrées. La plante s’utilise sous forme de décoction. Le petit houx est aussi une plante menacée en Europe en raison des récoltes excessives.

 

71. Le ginkgo ou arbre aux quarante écus (Ginkgo biloba L.) de la famille des Ginkgoacées.

C’est un arbre largement planté sur toute la surface du globe. Les feuilles renferment des principes actifs : des flavonoïdes et des bi-flavonoïdes ainsi que des diterpènes comme les ginkgolides. Les feuilles servent à la fabrication de médicaments actifs sur la circulation veineuse et sur la micro-circulation artérielle. Les propriétés veinotoniques, inhibiteur de l’agrégation plaquettaire et activateur de la micro-circulation, ont été largement démontrées.

 

N. Les plantes utilisées dans les troubles digestifs

Ce sont des plantes qui stimulent les fonctions digestives en facilitant la digestion, augmentant les sécrétions digestives et hépatiques. De plus, elles présentent des effets antispasmodiques contre les colites abdominales en luttant contre les ballonnements et des effets carminatifs qui favorisent l’expulsion des gaz intestinaux. Ces plantes sont aussi traditionnellement utilisées comme dépuratives, c’est-à-dire qu’elles favorisent l’élimination des déchets de l’organisme, notamment au niveau des selles mais aussi en stimulant les sécrétions urinaires.

 

72. Le coriandre (Coriandrum sativum L.) de la famille des Apiacées

C’est une plante annuelle spontanée dans le bassin méditerranéen dont les fruits sont traditionnellement utilisés pour faciliter la digestion et s’opposer aux colites spasmodiques douloureuses. Les fruits renferment une huile essentielle riche en linalol. Les propriétés antispasmodiques, antiseptiques et antifongiques ont été démontrées. Les fruits s’utilisent tels quels ou en infusion.

 

73. La verveine odorante (Lippia citriodora H.B.K.) de la famille des Verbénacées

C’est un arbuste vivace dont les feuilles sont traditionnellement utilisées dans les troubles digestifs, les douleurs épigastriques ainsi que dans les troubles mineurs du sommeil. Les feuilles renferment une huile essentielle riche en citral ainsi que des flavonoïdes. Les propriétés antispasmodiques ont été démontrées ainsi qu’un effet antibactérien de l’huile essentielle. La plante se prend en infusion.

 

74. La chicorée (Cichorium intybus L.) de la famille des Astéracées

C’est une plante herbacée aux fleurs bleues caractéristiques, dont les racines sont traditionnellement utilisées dans les troubles digestifs, liés à une mauvaise digestion ou à des ballonements. Elle est aussi réputée dépurative agissant à la fois comme cholérétique sur le foie et comme diurétique sur les reins. La racine est riche en inuline et renferme aussi des lactones sesquiterpéniques et aussi des alcools triterpéniques. La plante est utilisée en infusion ou en décoction.

 

75. L’estragon (Artemisia dracunculus L.) de la famille des Astéracées.

C’est une plante herbacée condimentaire dont les feuilles renferment une huile essentielle riche en estragol. La plante est traditionnellement utilisée pour faciliter la digestion et dans les colites spasmodiques et les troubles digestifs.

 

76. L’angélique officinale (Angelica archangelica Hoffm.) de la famille des Apiacées.

Cette plante est traditionnellement utilisée pour faciliter la digestion et pour traiter les colites douloureuses. Ce sont les racines et les fruits qui sont utilisés, ils renferment une huile essentielle aux propriétés antispasmodiques et stimulantes de la digestion.

Les racines contiennent des dérivés furo-coumariniques aux propriétés antispasmodiques. Des effets antiseptiques en usage externe ont aussi été démontrés. Les racines et les fruits sont pris en infusion. C’est une plante qu’il faut éviter de récolter car elle est menacée de disparition.

 

77. La menthe poivrée (Mentha piperata L.) de la famille des Lamiacées.

Sous cette appellation sont regroupées de nombreuses variétés de menthe qui se sont hybridées au cours des temps. Elle est traditionnellement utilisée comme stimulant digestif et contre les ballonnements et les flatulences ainsi que comme diurétique.

La menthe est aussi utilisée en gargarisme pour l’hygiène buccale et les maux de gorge. Elle renferme une huile essentielle riche en menthone, douée de propriétés antispasmodiques et antiseptiques ; elle contient aussi des flavonoïdes et des triterpènes. Cette plante est prise en infusion ou en gargarisme.

 

Les plantes à propriétés antihypertensives

Certaines plantes renferment des principes actifs qui réduisent la pression artérielle et sont indiquées comme traitement d’appoint des hypertensions modérées.

 

78. L’olivier (Olea europaea L.) de la famille des Oléacées

C’est un arbre caractéristique de tout le bassin méditerranéen dont les fruits produisent l’huile d’olive et dont les feuilles médicinales sont traditionnellement utilisées comme diurétique, dépuratif et contre l’hypertension.

La feuille renferme des sécoiridoïdes et en particulier l’oleuropéoside, des triterpènes, des flavonoïdes et des glycosides. Les propriétés hypotensives, spasmolytiques et diurétiques ont été mises en évidence. La plante est utilisée sous forme d’infusion ou de décoction.

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