Evenements

Fédération Africaine des Naturopathes

L'union fait la force et ensemble nous serons plus forts et plus influents!

FEDERATION

LEGISLATION

PROJET

PARTENARIAT

2ème Forum International de la Médecine Traditionnelles 2018

Conférences - Expositions - Consultations

- Animations - Ateliers et Projets

Gestion des Ressources Médicinales Naturelles en Afrique

2ème Forum de Médecine Traditionnelle

20-22 Septembre 2018

 

Contexte

 

L’Ampleur et la diversité des richesses de l’Afrique en ressources naturelles et médicinal révèlent que le continent, a lui seul, a environ deux-tiers des terres du monde les plus appropriées pour l’agriculture et les forêts.

 

Malheureusement, et pour une multitude de raisons, le revers de ce potentiel sans précédent est que le continent n’a pas été en mesure de maximiser pleinement les avantages en termes de développement qui auraient dû découler de l’exploitation des ressources. Par exemple, la mauvaise évaluation des ressources naturelles en Afrique entraîne une perte de 50 milliards USD par an, plus que l’investissement étranger direct et l’aide au développement réunis en Afrique.

 

Le 2ème Forum de Médecine Traditionnelle, prévu les 20 à 22 Septembre 2018, se focalisera sur le thème « Gestion des Ressources Médicinal Naturelles en Afrique ». Le choix reflète, à bien des égards, la centralité des ressources médicinal, aussi bien dans l’histoire qu’à l’époque contemporaine, tel que reconnu ci-dessus, à savoir :

 

i) les implications d’une grande portée sur les relations entre l’Etat et la société au sein du continent, et

ii)la position défavorable de l’Afrique dans la production et les échanges au niveau mondial depuis le tout début de la pénétration européenne et du colonialisme.

 

Il cherche également à montrer comment, au fil du temps, l’exploitation des ressources médicinales naturelles du continent, aussi bien terrestres que maritimes, riches et diversifiées, a créé plusieurs paradoxes, en particulier, ceux qui mènent à l’inégalité et à la pauvreté, à la corruption, au chômage, à la dégradation de l’environnement et à la recherche difficile de la réalisation du plein potentiel de développement de l’Afrique.

 

Alors que les ressources médicinales naturelles peuvent constituer une richesse nationale essentielle pour sortir les citoyens de situations économiques désastreuses et les mener à un développement durable comme l’a si bien démontré l’expérience de plusieurs pays, le revers est qu’au cours des 60 dernières années, des conflits armés internes étaient liés aux ressources naturelles. (BAD, 2016).

 

Il est donc évident que l’un des problèmes les plus importants et litigieux auxquelles l’Afrique est confrontée actuellement dans le secteur des ressources médicinales naturelles est de savoir comment inverser les malheurs de l’exploitation et «restaurer la gestion» afin que les avantages découlant des richesses providentielles du continent créent de nouvelles opportunités et des effets multiplicateurs positifs pour les citoyens et l’Etat.

 

Le 2ème Forum ira au-delà de la sagesse conventionnelle qui place la prime unique au-dessus des vieilles querelles pour comprendre et expliquer les défis de la gestion, régulation des ressources médicinales naturelles en Afrique.

 

Alors que les débats sur la gouvernance des ressources naturelles en Afrique ont tout naturellement toujours été axés sur le secteur de l’industrie extractive et minière, le 2ème Forum de la Fédération Africaine des Naturopathes élargira la portée sur des questions portant sur la gouvernance d’autres ressources naturelles, en particulier :

 

(a) la Terre,

(b) l’Eau,

(c) les Mers,

(d) les Forêts et la Biodiversité.

 

Il cherchera à comprendre et à expliquer pourquoi l’exploitation de ces ressources est de plus en plus source de tension et de violence qui ont des répercussions socioéconomiques et dramatiques sur la paix et la stabilité sur le continent. Par prudence, les ressources naturelles sont, pour la plupart, situées dans des espaces périphériques (zones frontalières, mers et sites éloignés où l’intervention de l’Etat est limitée ou inexistante.

 

Cette perspective, à son tour, transforme les sites d’exploitation des ressources naturelles en enclaves « coloniales » où les exploitants, pour la plupart des compagnies transnationales, sont libres d’agir avec impunité, avec un impact négatif sur les communautés hôtes les plus faibles;

 

-lorsque des mouvements potentiels d’insurgés ou de terroristes s’éloignent des regards indiscrets de l’Etat ;

-lorsqu’il existe une ligne de démarcation mince entre les économies formelles et informelles dans la mesure où différentes séries de règles s’appliquent ;

-et lorsque les agitations des communautés locales – même authentiques – se heurtent à des réactions très sévères et coercitives de l’Etat à la demande du capital international, pour n’en souligner que quelques-unes.

 

Le Forum de la Fédération Africaine des Naturopathes sollicitera des points de vue alternatifs et intégrés sur la manière dont les questions et préoccupations liées à la gestion des ressources médicinales naturelles dans les espaces éloignés et pour la plupart non gérés pourraient être abordés de manière holistique et durable avant que les situations désastreuses qui existent dans ces endroits ne se développent.

 

En outre, le Forum facilitera le débat sur la manière de concevoir, de planifier et de mettre en oeuvre de nouveaux cadres de gouvernance et les priorités pour améliorer ou mettre fin aux contradictions dans le secteur des ressources médicinales. Le rôle des institutions africaines dans la création, la mise en oeuvre et l’application de politiques sur la gestion des ressources médicinal naturelles est crucial.

 

Dans de nombreux endroits à travers le continent, ces institutions sont de plus en plus soumises à la pression des citoyens pour se concentrer sur la démocratie, la responsabilisation, la participation et la transparence comme moyen d’éradiquer la corruption et de renforcer la confiance en matière de gouvernance.

 

Le Forum va en outre explorer une série de questions relatives à la manière de renforcer la capacité des pays africains, au niveau individuel ou collectif, puisque cela requiert une renégociation des contrats existants qui auraient été mal négociés, laissant les pays africains dans une position très défavorisée ;

-quels rôles les acteurs non-étatiques de la ‘société civile’ pourraient-ils jouer dans la médiation de nouvelles poches du nationalisme des ressources médicinal sur le continent ;

-et quels sont les risques liés à la gouvernance des ressources naturelles et comment les ressources peuvent-elles être gérées de manière efficace et durable.

 

Enfin, le Forum explorera le spectre d’une nouvelle infrastructure, de nouveaux mécanismes, régimes et structure de la gouvernance requis pour garantir une gestion efficace du secteur des ressources médicinal naturelles en Afrique.

 

2. Défaire le nœud générationnelle : ressources médicinal naturelles, gestion, développement et les diktats des firmes pharmaceutiques occidentaux en Afrique

 

2.1. L’industrie pharmaceutique

Dans la plupart des pays africains, l’industrie pharmaceutique et la santé, largement dominée par les étrangers impliqués dans l’exploration, l’exploitation et le commerce représente une part importante des recettes en devises. Il existe cependant un lien entre les activités de cette industrie, la manière dont la croissance et la gestion économiques sont entravées, et le déclenchement et la poursuite de conflits violents prolongés.

 

Il est bien connu récemment que les recettes provenant des secteurs de de la santé et de l’industrie pharmaceutiques ont été utilisées pour financer des guerres parrainées par l’Etat ainsi que des insurrections armées non étatiques des types observés en plusieurs pays. Même ainsi, le lien entre l’exploitation des ressources médicinal naturelles et les conflits n’est pas automatique.

 

Il existe un besoin urgent de réfléchir profondément sur la raison pour laquelle la relation est supposée exister en premier lieu et sur les facteurs de médiation qui pourraient l’expliquer. Ce faisant, il est impératif de comprendre comment le secteur pharmaceutique a gagné en importance dans les économies politiques des pays africains. Ce débat, bien qu’important à l’heure actuelle, doit être nécessairement suivi et situé par rapport à la façon dont l’Afrique a été intégrée dans le système mondial capitaliste, à l’origine comme une source de matières premières pour soutenir la révolution industrielle en Europe au 17ème Siècle.

 

Après tout, il n’y a pas eu beaucoup de changements en ce qui concerne le statut secondaire et subalterne de l’Afrique et le rôle qu’elle continue de jouer dans le système de production, d’échange et de consommation au niveau mondial. Le continent est toujours incapable de revoir ou de contrôler la logique et les mécanismes qui déterminent ce qu’il peut produire, son coût ainsi que sa clientèle.

 

Au cœur des contradictions qui existent dans le secteur de la santé et bien-être en Afrique, on note en partie que le continent, pour la plupart, consomme les produits qu’il ne répondait pas à ces besoins. Les systèmes éducatifs africains sont tous calqués sur celui de l’Europe. L’ironie du sort c’est que un monde qui se dit moderne et civilisé fabrique des humains le plus souvent assis sur des chaises, les pieds posés sur une moquette , un monde moderne ou les enfants et adolescent scrutent des écrans dix à douze heures par jour et trop rarement un ciel étoilé, ou ils ne savent plus faire la différence entre l’herbe et la paille , le canard et la pintade.

 

Un monde moderne ou une pomme abîmée est considérée comme impropre à la consommation. On s’étonne moins dès lors que dans un monde moderne comme celui-ci on a des leçons à donner sur l’être humain qui se trouve derrière le numéro de la sécurité sociale. Le dilemme est similaire pour la recherche pharmaceutique, prise en étau entre la spécificité philosophique de la médecine locale et les méthodologiques scientifiques modernes. Il en résulte une certaine préoccupation de l’industrialisation et la commercialisation forcenée de la pharmacopée traditionnelle. Dans un continent Africain obsédée par la consommation et la recherche du profit, les conséquences sont désastreuses.

 

En Afrique, la recherche fondamentale est altérée par les diktats des firmes pharmaceutiques occidentaux, et la qualité des produits de phytothérapie, gorgés de pesticides, d’engrais ou d’hormones, a fortement baissé, alors que leurs coûts se sont envolés soit 30 à 70% des remèdes de la médecine traditionnelle écoulés en Afrique sont des contrefaçons. Résultat : 800’000 décès par ans direct ou indirect, plus de 2000 par jour! 55 millions de tonnes de faux médicaments saisies rien qu’a République du Benin, ils sont 49% des prises effectuées dans les quinze grands ports du continent Africain.

 

Le 2ème Forum de la Fédération Africaine des Naturopathes cherche à aller au-delà du récit dominant et parfois trompeur sur la « malédiction des ressources naturelles» pour enquêter sur plusieurs paradoxes associés au secteur de l’industrie pharmaceutiques, et de la santé et bien-être en Afrique, y compris, mais sans s’y limiter: sa domination par des intérêts extérieurs et, par extension, son orientation vers l’extérieur;

 

La relation opaque, parasitaire et incestueuse soutenue par l’Etat qui exerce un contrôle et les élites des entreprises internationales ; la tendance généralisée à fonctionner plus ou moins comme « une économie enclavée » qui peut être physiquement située dans un pays mais fonctionner largement en dehors des lois et règlements nationaux; et les normes doubles des opérations et pratiques dans lesquelles s’engagent les acteurs externes qui dominent le secteur, pour n’en citer que quelques-uns.

 

Il est important de noter que l’existence de ressources médicinales naturelles, en tant que tel, n’est pas problématique ; c’est plutôt la gestion et la manière dont elles sont réparties qui sont au cœur des défis de la mal gouvernance. Ces questions sont de plus en plus décrites en termes de nationalisation croissante de ressources dans de nombreux pays africains riches en ressources naturelles.

 

2.2. Les Terres

 

L’on estime que les deux-tiers des terres du monde les plus appropriées à l’agriculture (dont 8% seulement sont irriguées) se trouvent en Afrique. Non seulement, les terres possèdent une valeur culturelle immense, mais elles constituent également une source de subsistance pour la population croissante du continent dont la plupart vit encore dans les zones rurales et pratique des activités agricoles et artisanales de subsistance.

 

Malheureusement, la vulnérabilité du continent aux problèmes environnementaux due au changement et à la variabilité climatiques ainsi que les pressions dues à la croissance démographique et à l’exode rural ont continué à avoir un effet néfaste sur les terres et les autres ressources renouvelables. Etant directement liées à des considérations de sécurité humaine, les terres sont devenues une source principale de contestations entre les groupes et en leur sein, y compris ceux qui avaient déjà des affinités traditionnelles et culturelles partagées.

 

La pression exercée sur les terres est aggravée par la nature des régimes fonciers en Afrique dans lesquels le traditionnel (ou communautaire) est constamment en conflit avec les impératifs modernes et, dans plusieurs cas, crée la pénurie et ses problèmes connexes. En tant que ressource renouvelable, les problèmes sociaux et politiques concernant les terres sont devenus complexes parce que différents groupes les utilisent à des fins différentes. Lors du prochain

 

Le 2ème Forum de la Fédération Africaine des Naturopathes, il conviendrait d’accorder la priorité à l’interrogation critique sur les terres en ce qui concerne les multiples dimensions, économiques, culturelles, santé, politiques et sécuritaires. Comment, par exemple, les controverses sur les terres peuvent-elles être comprises et mieux gérées dans le cadre d’une gestion inclusive et participative avant qu’elles n’éclatent dans des formes de violence nouvelles et vicieuses? Quels sont les règlements et les paramètres de l’utilisation des terres qui existent en Afrique et quels sont les facteurs qui les prédisposent à l’abus et à la violence?

 

Quels doivent être le(s) point(s) de convergence entre les récits traditionnels et modernes concernant les terres ? Enfin, partant des solutions liées à la diversification des moyens de subsistance visant à accroître les systèmes d’irrigation, quelles sont les nouvelles structures d’incitation requises pour inverser la tendance croissante des conflits fonciers violents ?

 

2.3. L’Eau

 

On retrouve avec l’eau, le même dilemme concernant les terres, en particulier en termes de contestations pour son accès, son contrôle et son utilisation. Cependant, contrairement aux terres et aux autres ressources naturelles extractives, il n’y a pas d’alternative à l’eau dans la mesure où tous les spectres de développement et l’écosystème mondial dans son intégralité ainsi que leurs populations en dépendent.

 

Pour l’Afrique, les estimations concernant l’eau sont renversantes : un tiers des bassins fluviaux internationaux du monde se trouvent en Afrique subsaharienne ; avec 35 pays qui partagent 17 principaux bassins fluviaux. Environ 75% des ressources hydrauliques du continent sont concentrées dans huit grand bassins fluviaux, alors que les 63 bassins fluviaux internationaux du continent couvrent environ 64% des terres du continent et contiennent 93% de l’ensemble de ses ressources en eau de surface. Ils abritent également quelque 77% de la population (PNUE 2010).

 

Par contre, uniquement en Afrique subsaharienne, plus de 300 millions de personnes n’ont pas accès à des sources d’eau potables fiables, alors que 14 pays du continent connaissent déjà le stress hydrique. Selon des estimations du Département des Affaires économiques et sociales des Nations Unies, la population actuelle de l’Afrique qui est de 1,216 milliard d’habitants devrait doubler d’ici l’an 2050, et doubler encore d’ici 2100.

 

Sans nul doute, la population croissante et les pressions liées au développement et au changement climatique vont rapidement aggraver la rareté de l’eau et la concurrence en Afrique. Compte tenu de l’asymétrie générale dans la distribution de l’eau et son accès dans différentes parties du continent, il ne faudrait pas écarter la probabilité que différents groupes seraient prêts à prendre les armes pour défende les sources d’eau de la communauté.

 

Alors que la plupart des dépendances en amont et en aval entre les pays ont souvent mené à la coopération plutôt qu’à des conflits, il existe plusieurs nouvelles dimensions du lien eau rareté-conflit qui ne peuvent plus être ignorées pour leurs résultats néfastes dans différentes régions de l’Afrique. Les témoignages, par exemple, montrent déjà que la rareté et la distribution inégale de l’eau 2 vont automatiquement augmenter les risques de conflits liés à l’eau.

 

Parmi les plus récents figurent les conflits armés qui ont éclaté sur l’eau et la rareté des terres entre le Nigeria et le Cameroun concernant l’utilisation de l’eau du Lac Tchad en 1990. Même s’il est encore la plus importante grande source d’eau douce dans toute la zone sahélienne, le Lac Tchad a diminué de 90% de sa taille initiale et est à présent devenu un foyer d’insurrections transfrontières qui menacent les Etats membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad (LCBC) : Nigeria, Tchad, Cameroun et Niger. Il existe, de façon frappante, des éléments de conflit sous-jacents similaires sur plusieurs autres plans d’eau à travers l’Afrique : le Fleuve Nil, la Rivière Omo, le Lac Turkana, la Rivière Cuito, le Lac Nyassa et la Rivière Chobe, entre autres.

 

Cela va augmenter de manière considérable en fonction de la croissance de la population et des besoins de développement. Invariablement, le potentiel croissant des conflits liés à l’eau et les exemples positifs de coopération sur les questions liées à l’eau obligent les pays qui agissent en collaboration à privilégier la diplomatie et la gouvernance bilatérales et multilatérales de l’eau comme un moyen important d’éviter des conflits liés à l’eau et d’encourager la coopération bilatérale et multilatérale en vue de gérer de manière durable une ressource si rare.

 

Quels sont donc les principales leçons à tirer de la gestion et de l’utilisation de l’eau en Afrique ou ailleurs et qui pourraient être utiles pour l’avenir? Quelles nouvelles formes de gestion de l’eau devraient être étudiées et mises en oeuvre à court, moyen et long terme? A partir de quelle direction ou plateforme (bilatérale ou multilatérale, intergouvernementale ou supranationale) devrait-on aborder les nouvelles réponses à la gestion novatrice de l’eau?

 

2.4. Les mers, nouvelles ressources frontalières

 

L’Afrique est une île entourée de toutes parts par la mer et l’océan : l’Océan Atlantique à l’Ouest et au Sud, l’Océan Indien à l’Est, la Mer Rouge au niveau de la Corne de l’Afrique, et la Mer Méditerranée au Nord. Depuis l’aube du commerce transatlantique, les océans qui délimitent l’Afrique ont été au cœur du commerce mondial, de la pénétration européenne en Afrique et de la consolidation du régime colonial occidental.

 

Tout dernièrement, les mers que renferme le continent africain ont acquis une importance économique et géostratégique plus marquée en raison de la découverte de ressources d’hydrocarbures dans les eaux profondes du golfe de Guinée, du transit massif de flux migratoires en provenance de la Méditerranée vers l’Europe, d’actes de piraterie ou du commerce illicite de drogues, de stupéfiants, d’armes et de munitions.

 

En fait, il est évident que c’est pour repositionner les mers africaines comme source de prospérité que le Sommet extraordinaire de l’UA tenu en octobre 2012 à Lomé, au Togo, sur la Sécurité et la Sûreté maritimes et le Développement en Afrique a souligné la centralité du domaine maritime africain pour servir de principal vecteur du développement économique et social du continent. Il a aussi appelé à une stratégie africaine pour la protection des mers et des océans, et à assurer la paix et la stabilité.

 

Cependant, il importe de noter qu’au moment où plus de 30 pays africains ont un accès direct à la mer, le pouvoir et la présence réelle de leurs gouvernements sur les eaux demeure trop faibles ou pratiquement inexistants. Cette situation soulève un certain nombre de préoccupations pressantes concernant l’exercice de la souveraineté des Etats africains en mer. Par exemple, du fait de l’absence d’actes pris par les Etats, les mers sont devenues des lieux de déversement de déchets toxiques, de pêche commerciale illicite en même temps qu’elles assistent à l’épuisement des stocks d’espèces marines.

 

Il existe en outre d’autres défis liés aux moyens de subsistance et à la survie des communautés côtières qui font face à l’élévation du niveau de la mer et comment mieux tirer profit des ressources inexploitées des mers, et relever les défis liés à la gestion et à la préservation des ressources et des écosystèmes marins.

 

Par rapport à ces différents aspects, la seule intervention des Etats africains ne suffit pas. La collaboration des nombreux acteurs internationaux que sont les grandes puissances mondiales, les grandes multinationales et tout un ensemble de réseaux clandestins importe aussi de plus en plus. Quelles sont les implications de cette prolifération d’acteurs externes dans les eaux africaines? Qu’y font-elles précisément et quelles sont les implications de leurs activités par rapport à la souveraineté des Etats africains ?

 

Parallèlement à la nécessité urgente d’examiner les divers aspects des défis maritimes auxquels l’Afrique est confrontée, il existe plusieurs autres questions litigieuses qui échappent généralement à un examen minutieux, malgré leurs multiples implications économiques, géostratégiques et sécuritaires.

 

Par exemple, un nombre croissant de pays enclavés, 16 pour être précis, font face à la nécessité urgente d’avoir un accès sécurisé à la mer. Contrairement aux pays enclavés de l’Afrique de l’Ouest qui ont réussi à établir et à entretenir des relations cordiales avec leurs voisins côtiers, par exemple, plusieurs autres Etats dans d’autres régions de l’Afrique (Soudan du Sud et Ethiopie, par exemple) ont connu des relations en dents de scie avec le Soudan, l’Erythrée et parfois avec Djibouti. Quelle est donc la nature changeante de cette politique d’accès à la mer?

 

Quels types d’accès les pays enclavés ont-ils actuellement, et quelles formes de négociations leur ont permis cet accès ? Quels sont ces enjeux, nouveaux et émergents, qui reconfigurent, heureusement ou malheureusement, les relations entre les pays enclavés et les voisins immédiats ayant un accès à la mer ? Est-il urgent de mettre sur pied un cadre multilatéral pour une meilleure gestion des relations entre les pays enclavés et ceux qui ont un accès à la mer de manière à créer des opportunités gagnant-gagnant pour les deux parties ?

 

 

2.5. Les Forêts et la Biodiversité

 

Les forêts africaines et leur biodiversité reflètent des aspects et dimensions saillants des paradoxes associés à l'exploitation des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables sur le continent. On estime que les forêts tropicales de l’Afrique couvrent environ 3,5 millions de kilomètres carrés de la superficie du continent et, selon les estimations actuelles, les moyens de subsistance de plus de 75 millions de personnes dépendent de ces forêts.

 

Les forêts tropicales africaines sont également connues pour leur riche diversité culturelle, avec six des sites classés patrimoine mondial situés dans un périmètre estimé à 63’000 kilomètres carrés. Plus important encore, les forêts tropicales du Bassin du Congo, décrites comme le deuxième « poumon de la planète », constituent le deuxième puits de carbone au monde après l’Amazonie, lequel rôle est largement reconnu comme central dans l’inversion des effets néfastes des changements climatiques.

 

Parce que les forêts africaines présentent de nombreux enjeux environnementaux, économiques, culturels et géologiques dans le monde entier, leur état actuel suscite des préoccupations et nécessite des efforts concertés urgents. D’abord, le taux de décimation des forêts et, par extension, de leur riche biodiversité, est alarmant.

 

Les forêts africaines font l’objet de violentes attaques qui ont noms déboisement, dégradation, et pratiques et systèmes fonciers précaires. Depuis les années 90, les forêts africaines sont devenues les premières victimes dans le contexte des conflits civiles qui couvent sur le continent. Parce qu’elles sont situées hors du champ de contrôle des administrations centrales, les forêts sont devenues des sites idéaux pour mobiliser et consolider les mouvements d’insurrection qui exploitent également leurs riches ressources pour financer leurs activités.

 

Lorsque les conflits éclatent, toutes sortes d’activités illicites et clandestines au service d’intérêts commerciaux locaux et extérieurs de «voyous » convergent pour créer une économie informelle qui repose sur l’exploitation forestière aveugle, l’exploitation des plantes médicinales et des ressources minière et la contrebande de minéraux précieux, et le trafic illicite d’êtres humains, de drogues, de stupéfiants et d’armes. Que certaines des pires attaques contre les forêts africaines aient eu lieu dans un contexte de guerres civiles prolongées dans plusieurs pays n’est pas un hasard.

 

Mais ce ne sont pas seulement les activités illégales d’une pléthore de malfrats locaux et internationaux qui placent les forêts africaines sous un joug semblable à celui des deux dernières décennies. Il est évident que les mesures délibérées (ou l’inaction) des gouvernements ont également sapé la capacité de nombreux pays à exploiter de manière optimale les ressources forestières.

 

Dans de nombreuses régions de l’Afrique moderne, les gouvernements ont succombé à l’impératif commercial de convertir de vastes étendues de réserves forestières en de nouvelles terres destinées à l’agriculture commerciale à l’échelle industrielle, principalement pour alimenter les marchés extérieurs. Habituellement, les termes des négociations qui aboutissent à l’aménagement de ces énormes espaces forestiers sont non seulement entourés de secret, mais favorisent des mesures autonomes d’accaparement de parcelles de terres par les communautés forestières, lesquelles finissent par aliéner et priver les communautés locales de leurs droits, voire aboutir à des conflits.

 

Au-delà des multiples impacts environnementaux en termes de perte de biodiversité, d’érosion des sols et de fragmentation de l’habitat, les conséquences sociales et économiques d’une détérioration massive des zones forestières à travers l’Afrique finissent par modifier les rapports de force entre les utilisateurs forestiers concurrents, de sorte à amplifier les difficultés et les demandes reconventionnelles émanant de communautés locales, ce qui mène à l’éclatement de conflits violents prolongés.

 

A la lumière de tout ce qui précède, il est nécessaire de reconsidérer le débat sur les forêts africaines, non pas seulement sous l’angle des immenses opportunités qui pourraient être tirées de leur exploitation viable, mais aussi pour savoir comment d’autres façons de faire pourraient, à long terme, être à l’origine d’effets négatifs et indésirables à long terme.

 

3. Autres questions transversales à la Gouvernance des Ressources médicinales naturelles en Afrique

 

En dépit de la centralité du secteur des ressources naturelles en Afrique, le continent fait face à l’émergence de poches grandissantes de nationalisme visant à protéger les ressources médicinales naturelles et alimentées aux niveaux local et national par l’activisme social, et de l’extérieur par plusieurs initiatives pharmaceutique mondiales.

 

A cet égard, un certain nombre de questions transversales feront l’objet d’un profond débat au cours du 2ème Forum de la Fédération Africaine des Naturopathes, notamment sur les points suivants :

 

1) la demande croissante de renégociation des concessions conclues avec des sociétés transnationales ;

 

(2) la gestion responsable des recettes notamment en termes de promotion de la transparence, de reddition des comptes, d’éthique et de responsabilité sociale dans le secteur de la gouvernance des ressources médicinales et naturelles ;

 

(3) la réalisation et le maintien de la souveraineté sur les ressources à un moment où de nombreux pays africains doivent s’appuyer sur des initiatives venues de l’extérieur pour tirer parti de l’exploitation de leurs ressources ;

 

(4) les investissements dans de nouvelles infrastructures tournées vers l’avenir dans le secteur des ressources naturelles ;

 

5) le suivi et l’application des lois et règlements existants, y compris des protocoles régionaux et mondiaux sur les différents aspects de la gouvernance des ressources médicinales naturelles, l’Initiative pour la transparence dans les industries pharmaceutiques ; et l’Initiative sur le renforcement de l’aide à la négociation de contrats complexes

 

Le fait que plusieurs lois et règlements en vigueur dans le secteur des ressources médicinales naturelles en Afrique remontent à l’ère coloniale ou aux premières décennies de l’indépendance, à un moment où de nombreux pays africains n’avaient pas encore les capacités ou moyens nécessaires pour des négociations plus avantageuses, est révélateur.

 

Il ne fait aucun doute que les multinationales travaillant en collaboration avec les élites nationales ont longtemps exploité les vastes ressources médicinales naturelles de l’Afrique, plus à leurs avantages mutuels que dans l’intérêt collectif et le bien-être de leurs citoyens.

 

Dans la plupart des cas, de nombreux accords ne sont pas conformes aux législations nationales, sont devenus obsolètes et doivent être renégociés parce qu’ils permettent facilement la fraude ou l'évasion fiscales ou contiennent des dispositions sociales et environnementales défavorables.

 

Conformément aux recommandations de la Banque Africaine de Développement, il sera intéressant d’explorer des stratégies permettant aux gouvernements et institutions de l’Afrique de mieux négocier les contrats, les licences et les concessions;

  1. d’encourager les investissements du secteur privé;
  2. de collaborer avec des partenaires externes pour certifier et suivre les ressources médicinales et naturelles;
  3. de veiller à ce que les processus consultatifs soient inclusifs; de renforcer les capacités nationales et régionales de soutien consultatif;
  4. de créer des incitations pour une extraction sûre et rentable, et la transparence des données ; et finalement, de se préparer à l’épuisement inévitable de certaines ressources naturelles.

 

 

 

 

Nous devons reconquérir notre droit à la parole, On se place dans un rapport de force et on refuse que quelqu'un d'autre parle à notre place. Nous partons du principe que si tu ne vis pas une situation, tu ne peux pas en parler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois jours avec des experts Africains et du monde entier

 

Le 2ème Forum est le plus important événement fédérateur qui réunit les experts, praticiens de santé naturelle, de médecine complémentaire et préventive, des gestionaires des ressources médicinales naturelles en Afrique et la Médecine Traditionnelle.

 

Ce grand événement rassemble plus de 1000 participants, 300 organisations nationales, régionales et internationales de 70 pays, 30 conférenciers et des experts autour de 3 jours de présentations inoubliables…

 

Le Forum s’adresse aux institutions gouvernementales, professionnels, les représentants des organismes de la société civile, les structures paraétatiques, chercheurs, universitaires et passionnés qui souhaitent apprendre, échanger et rencontrer les personnalités les plus en pointe de Médecine Naturelle Africaine.

 

Trois jours exceptionnels avec des conférenciers et des experts de taille du continent Africaine et du monde entier! Le Comité Scientifique prépare pour vous un programme de grande qualité, conforme à notre engagement d’excellence face à l’innovation, l’expertise et le partage.

FAN

NATUROPATHIE AFRICAINE

 

"La naturopathie africaine doit être perçue avant tout, comme un héritage culturel et un ensemble de réponses originales de nos ancêtres face à la maladie."

Ce que la naturopathie africaine peut apporter ou améliorer dans le futur à la population du monde et particulièrement africaine

Il n’y a rien de politiquement correct dans le fait d’enseigner et vivre la Naturopathie Africaine !

 

Lors du Forum International des médecines d’ailleurs du 2 Avril 2016, sur le thème : Guérir le monde dans une civilisation séculière, nous vous présentons les conclusions de ce forum.

 

Voici un sujet qui nous tient particulièrement à cœur et que nous aborderons avec une grande passion et enthousiasme à travers le prisme de l’histoire, la réappropriation et la domestication de l’éducation dans le sens de la réhabilitation identitaire, de la promotion et de la professionnalisation des talents, des potentiels individuels et collectifs Africains.

 

Pour guérir notre monde d’aujourd’hui, l’éducation holistique doit prendre en compte les multiples facettes – physiques, intellectuelles, esthétiques, émotionnelles et spirituelles – de la personnalité humaine, et tendre ainsi à la réalisation de ce rêve éternel : un être humain parfaitement accompli vivant dans un monde où règne l’harmonie.

 

Or, le système éducatif africain est caractérisé par une juxtaposition anachronique de l’éducation de type moderne et de l’éducation traditionnelle. Sensée relever le niveau culturel et scientifique de la population, l’éducation moderne en Afrique est au contraire porteur de désarticulation spirituelle, culturelle, sociale et économique. En effet sa caractéristique principale est un manque de vision, d’orientation et de cohérence.

 

Délivrée en langues étrangères, l’éducation moderne devient un déni de la culture locale abandonnée dès le préscolaire pour obtenir des produits sans aucune attache avec leurs racines et dont les connaissances sont basées davantage sur la mémoire que sur la compréhension.

 

Pour une éducation libératrice, promotrice des valeurs et talents propres, il s’agit de valoriser les atouts des systèmes éducatifs traditionnels qui prônent une éducation globale et intégrée à la vie, une éducation active et durable en faveur de la cohésion du groupe social concernée.

 

L’éducation holistique doit constituer pour l’Afrique, une arme pour la sauvegarde de son patrimoine spirituel, culturel, social et économique. Pour être éligible au développement, les académies africaines représentent des incubateurs de recherche pour fournir des matériaux de civilisation à l’éducation holistique.

 

Pourquoi la Médecine Traditionnelle Africaine est-elle un défi aujourd’hui ? Pourquoi rencontrons-nous une si grande ignorance et tellement d’indifférence à l’égard de la Naturopathie Africain?

 

Face à cette double question, le Dr Alpha Grace pense que l’une des explications aux grandes difficultés des soins et thérapies Africaines au monde d’aujourd’hui est due à l’ignorance des savoirs, de l’information et de la sagesse de l’Afrique.

 

Un illettrisme thérapeutique qui influe directement sur les efforts que nous accomplissons pour enseigner la culture, l’art de guérison, mysticisme, naturopathie Africaine autour de nous . Ignorer la Naturopathie Africaine, c’est ignorer la Vie. Je crois aussi, qu’il nous manque ce sentiment d’urgence de notre mission et que nous cédons trop souvent à la nostalgie…

Je vous invite à considérer nos Ancêtres – modèle pour tous ceux qui cherchent à véhiculer la Naturopathie Africaine et à l’enseigner aujourd’hui – dont les transmissions, au caractère indirect, rendent sa sagesse inaccessible aux adeptes d’une lecture littérale.

 

Chacun peut reprendre le pouvoir sur sa propre vie et sur sa propre santé. Encore faut-il savoir quelles émotions utiliser ou quelles pensées travailler. Il faut savoir que toutes les maladies proviennent d’un stress, qu’il soit conscient ou inconscient.

 

Je vous encourage à l’audace et à la passion de la bonne nouvelle, Il n’y a rien de politiquement correct dans le fait d’enseigner et vivre la Naturopathie Africaine ! Je conclu par un appel : Ayez l’air guérir !” Sortez et allez enseigner la Naturopathie Africaine dans toutes les nations !

En tant que visiteur, vous manifestez votre intérêt pour le patrimoine.

Participer à la Cité Sacré de la Fédération Africaine des Naturopathes, c’est contribuer à :

Créer des emplois non délocalisables ;

Transmettre - les techniques de soins ancestraux

Partager – une mémoire et un héritage commun

Cultiver - l’histoire à la mesure de chacun

Développer - le rayonnement économique et socioculturel local

Encourager – la création des modèles de soins thérapeutiques et innovants

Tous acteurs du patrimoine thérapeutique Africain

 

LES TEMOIGNAGES

“Votre site internet regorge d'informations et de conseils très utiles. Je n'hésitez pas à surfer tous les jours”

CONTACT RAPIDE

PLUS INFORMATION?

Adhérez à notre fédération, ensembfle nous aurons plus d'influence!

 
 

A VOTRE SERVICE

- Soyez soutenu!

- Restez informé!

- Protégez-vous!

- Profitez d'avantages exclusifs!...

 

FAN

63 avenue Marechal de Lattre de Tassigny - 71360 Epinac

00 33 986 36 2303

FAN est déclaré à la préfecture sur l’identification R.N.A. : W343020233, et à l’Insee numéro de SIRET 82392790000022

Tous droits réservés © 2018 FAN