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Fédération Africaine des Naturopathes

L'union fait la force et ensemble nous serons plus forts et plus influents!

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NOTRE AVENIR

 

"Pour les patients, la meilleure des garanties est dans une profession bien formée et consciente de ses limites, structurée avec un système de déontologie et d'autocontrôle et autorisée par la réglementation."

Une stratégie pour une croissance intelligente

Selon la définition de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), "La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité".

 

Pour améliorer la santé de la population Africaine et réduire les inégalités dans ce domaine, il est essentiel de ne pas se concentrer uniquement sur la santé physique, les problèmes de santé mentale représentent près de 40% des années de vie vécues avec une incapacité.

Ces problèmes de santé mentale sont également variés et de longue durée, constituent une source de discrimination, et contribuent largement à l'inégalité dans le domaine de la santé publique Africaine.

De plus, la crise économique affecte les facteurs déterminant la santé mentale, étant donné que les facteurs protecteurs sont affaiblis et que les facteurs de risque sont accentués

 

Le projet de lois de la Fédération Africaines des Naturopathes devrait permettre de promouvoir des actions dans des domaines où il existe une valeur ajoutée de la CEDEAO qui peut être démontrée, au regard des éléments suivants:

 

  • - favoriser l'échange de bonnes pratiques entre les États membres; soutenir des réseaux d'échange des connaissances ou d'apprentissage mutuel;
  • - s'attaquer aux menaces transfrontières sur la santé pour en réduire les risques et en atténuer les conséquences;
  • - s'atteler à résoudre certains problèmes liés au marché intérieur à l'égard desquels la CEDEAO dispose d'une légitimité manifeste pour apporter des solutions de qualité dans tous les États membres; exploiter le potentiel d'innovation en matière de santé;
  • - prendre des mesures pouvant conduire à l'élaboration d'un système de référence permettant de prendre des décisions en connaissance de cause au niveau de la CEDEAO;
  • - accroître l'efficacité en évitant un gaspillage de ressources résultant des doubles emplois et en utilisant les ressources financières de manière optimale.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet, il y a lieu de veiller au respect des responsabilités des États membres en ce qui concerne la définition de leur politique de santé publique ainsi que l'organisation et la fourniture de services de santé et de soins naturelles. L'innovation dans la santé devrait être perçue comme une stratégie de santé publique qui ne se limite pas aux progrès technologiques en termes de produits et de services.

 

L'encouragement de l'innovation dans le domaine des interventions de santé publique, des stratégies de prévention, de la gestion du système de santé et dans l'organisation et la fourniture de services de santé et de soins, y compris les interventions ayant pour but la promotion de la santé et la prévention des maladies, peut permettre d'améliorer les résultats de la santé publique et la qualité des soins dispensés aux patients, de répondre à des besoins qui n'ont pas encore été satisfaits, de favoriser la compétitivité des parties prenantes et d'améliorer l'efficacité économique et la viabilité des services de santé et des soins.

 

Le projet devrait donc faciliter le recours, à titre volontaire, à l'innovation dans les soins de santé, en tenant compte des valeurs et principes communs aux systèmes de santé de la CEDEAO. Le projet devrait, en particulier dans un contexte de crise économique, contribuer à résorber les inégalités en matière de santé et à promouvoir l'équité et la solidarité au moyen d'actions menées au titre de ses différents objectifs et en encourageant et en facilitant l'échange de bonnes pratiques.

 

La CEDEAO doit promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes et chercher à combattre toute discrimination. Toutes les actions du projet devraient par conséquent soutenir l'intégration des objectifs en matière d'égalité entre les hommes et les femmes et de lutte contre la discrimination. Il est nécessaire de donner aux patients, entre autres en améliorant les connaissances dans le domaine de la santé, les moyens de gérer leur santé et les soins y afférents de manière plus proactive, de prévenir les problèmes de santé et de procéder à des choix en toute connaissance de cause.

 

La transparence des activités et des systèmes en matière de soins de santé ainsi que la disponibilité d'informations fiables, indépendantes et d'accès facile à l'intention des patients devraient être renforcées. Les pratiques dans le domaine des soins de santé devraient tenir compte du retour d'information des patients et de la communication avec ceux-ci.

 

Il est essentiel d'apporter un soutien aux États membres, aux associations de patients et aux parties prenantes, et il convient de coordonner ce soutien au niveau de l'Union pour aider efficacement les patients, notamment ceux qui souffrent d'une maladie rare, à bénéficier de soins transfrontières.

 

Afin de promouvoir la santé, de prévenir les maladies et d'œuvrer à la création de conditions favorables à des modes de vie sains: recenser, diffuser et promouvoir l'adoption de bonnes pratiques fondées sur des données factuelles en vue de mesures en faveur de la santé et de mesures de prévention des maladies économiquement efficaces axées en particulier sur les principaux facteurs de risques liés au mode de vie, en mettant l'accent sur la valeur ajoutée de la CEDEAO.

 

La réalisation de cet objectif se mesure, notamment, à l'augmentation du nombre d'États membres œuvrant pour la promotion de la santé et la prévention des maladies en ayant recours aux bonnes pratiques fondées sur des données factuelles par l'intermédiaire de mesures et d'actions arrêtées au niveau approprié dans les États membres.

 

Afin de protéger les citoyens des pays Africaines de menaces transfrontières graves sur la santé: recenser et élaborer des méthodes cohérentes en matière d'amélioration de la préparation aux situations d'urgence sanitaires et de la coordination dans ces situations, et en promouvoir la mise en œuvre. La réalisation de cet objectif se mesure, notamment, à l'augmentation du nombre d'États de la CEDEAO qui intégreront ces méthodes cohérentes dans la conception de leurs plans de préparation.

 

IL Y AURA TOUJOURS DE L’ARGENT POUR SOUTENIR LES CAUSES INTELLIGENTES.

Nous croyons qu’il aura toujours de l’argent pour soutenir les causes intelligentes, et la santé des populations Africaines de plus de 65% méritent toutes nos actions et attention. Projets de soins, de protection de l’enfance et de santé naturelle en Mauritanie, Benin, Togo, Soudan, Niger et au Chad.

 

Ce sont des financements relativement importants aujourd’hui pour notre Fédération, mais cela fait complètement sens au vu de notre engagement et c’est une source de motivation. Nous avons la chance de pouvoir cibler des projets concrets.

 

Nous pouvons voyager, aller voir sur le terrain ce que nous avons contribué à réaliser. C’est concret. C’est vivant. L’originalité de la démarche tient au fait qu’elle se décline à 360° avec nos projets !

 

 

Nos objectives pour un meeting ministérielle

  1. • Contribuer à la coordination des activités menées et renforcer par là-même la présence la Fédération et sa collaboration avec ses partenaires de l’Afrique de l’Ouest,
  2. • Promouvoir auprès du public de votre pays les buts et les activités de la Fédération et surtout les atouts de la médecine traditionnelle africaine
  3. • La réalisation d’une bibliothèque et dictionnaire numérique de la Naturopathie Africaine
  4. • Favoriser les échanges pluridisciplinaires en matière de promotion de la santé naturelle, par les plantes, les moyens thérapeutiques et les méthodes de la naturopathie.
  5. • Encourager les chercheurs à approfondir leurs recherches en matière de conditionnement des médicaments à base de plantes et à partager leurs expériences et résultats respectifs
  6. • Soutenir les tradithérapeutes, en particulier, dans leur travail et leurs initiatives locales.
  7. • Promouvoir la collaboration entre la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle pour une meilleure santé ;
  8. • Contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement durable (OMD), particulièrement ceux à l’égard de la santé, soit les objectifs 4, 5 et 66.

 

Ce que vous pouvez bénéficier en travaillant avec nous :

  • La Fédération Africaine des Naturopathes et ses partenaires du terrain ont mise en route des études et recherches afin d’aider les autorités de certain pays Africain à lutter contre les inégalités de coûts de la santé et à améliorer l’accès à des soins de santé naturel de qualité.
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  • Les travaux dans ce domaine mettent à profit l’expérience des pays en matière de formation continue pour les naturothérapeutes, et des prestataires de la santé naturelle, fixation des prix des soins, un examen des politiques de concurrence relatives aux soins de santé qui met en avant les bonnes pratiques.
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  • La Fédération Africaine des Naturopathes peut aussi conseiller également les autorités nationales sur le financement de la santé publique et la collecte de statistiques sur la santé naturelle.
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  • Nous avons conseillé le ministère de la Santé public de quelques pays par l’intermédiaire de notre groupe international d’experts sur l’assurance maladie nationale, en publiant plusieurs études de cas sur l’Afrique Subsahariennes et les soins traditionnels.
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  • Nos travaux sur les aspects économiques de la prévention des maladies liées à malnutrition et insalubrité ont servi de base à l’élaboration de la Stratégie pour la prévention et le contrôle des maladies non transmissibles.
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  • Nous analysons l’efficacité et la rentabilité des mesures de prévention telles que la protection des régions des plantes médicinales, les forêts ancestrales, les zones vertes, taxation des produits alimentaires malsains, les campagnes médiatiques et la réglementation en matière de publicité, ainsi que les conseils dans le cadre des soins primaires.
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  • Nous pouvons conseiller aussi le ministère de la Santé publique sur l’évaluation économique des mesures de lutte contre la consommation d’alcool et de stupéfiants.
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  • Le ministère bénéficiera également des conseils pour l’élaboration de politiques publiques ciblant les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risques.

Ouverture d’une politique de santé

 

La Fédération Africaine des Naturopathes se propose d’établir un projet de loi qui sera à la base de l'organisation de la Médecine Naturopathique en Afrique.

Il s'agit :

  • D’établir une Déclaration de la Politique Nationale sur la MNA
  • Une Loi portant la création d'un Conseil des praticiens
  • Un Code de déontologie de la profession
  • Une Charte Nationale pour la Protection des Savoirs des praticiens et des Droits de la Propriété Intellectuelle relatifs aux Médicaments Traditionnels
  • Des Directives pour l'Enregistrement des Médicaments issus de la MNA.
  • L’élaboration et la mise en œuvre de documents de base règlementant l’exercice de la MNA
  • Création d’une bibliothèque numérique des connaissances traditionnelles
  • La création et la réhabilitation des structures adéquates pour mieux accueillir les nouvelles pratiques de la MNA.

 

Comment intégrer la Médecine Naturopathique Africaine

Lors de l’élaboration d’une politique d’intégration, il est important de prendre en compte chaque pratique dans le contexte national. Il convient de s’attacher à se documenter et à étudier la pratique de la MNA afin de catégoriser les thérapies ou les modalités sur lesquelles reposeront des politiques et des réglementations adéquates.

 

Une politique reposant sur le savoir est indispensable à l’intégration de la MNA dans les systèmes nationaux de santé. La recherche devrait être hiérarchisée en termes de priorités et soutenue de manière à produire des connaissances. Même si les essais cliniques contrôlés livrent de nombreuses informations, d’autres méthodes d’évaluations sont également utiles. C’est le cas, par exemple, des études sur les effets et sur l’efficacité, ainsi que de la recherche comparative sur l’efficacité, de l’analyse des schémas d’utilisation et d’autres méthodes qualitatives.

 

Il existe une opportunité de mettre à profit et de promouvoir ces «expériences du monde réel» où différentes formes et méthodes de recherche sont essentielles, précieuses et applicables.

 

L’objectif de la Fédération Africaine des Naturopathes pour 2016 - 2021 sera d’aider les responsables de la santé de trouver des solutions qui participent à avoir une vision plus large en favorisant l’amélioration de la santé et l’autonomie de la population africaine.

 

La démarche et les mesures adoptées pour l’intégration de la MNA dans le système de soins de santé doit remplir certains critères :

Étudier l’utilisation de la MNA, notamment les avantages et les risques dans le contexte de l’histoire et de la culture locale, et favoriser une évaluation plus percutante du rôle et du potentiel de cette médecine ;

 

  • - Analyser les moyens consacrés dans chaque village (dispensaire) à la santé, telles que les financements et les ressources humaines ;
  • - Renforcer ou instaurer toutes les politiques et réglementations pertinentes applicables aux produits et praticiens de la MNA ;
  • - Promouvoir l’accès équitable à la santé et l’intégration de cette médecine dans le système national de santé, notamment en ce qui concerne le remboursement, ainsi que les moyens potentiels mis en œuvre.

 

Au niveau juridique et politique

Intégrer la MNA aux systèmes nationaux de soins de santé primaire, de manière appropriée, en développant et en mettant en œuvre des politiques et programmes d’outil thérapeutique. Nomination d’un délégué praticien en MNA pour superviser le travail des thérapeutes ainsi qu’un suivi pédagogique de la formation.

 

Promouvoir la sécurité, l’efficacité et la qualité de la MNA en étendant la base de connaissances en conseillant sur la réglementation et les normes de l’assurance de la qualité.

 

Accès: augmenter la disponibilité et l’accessibilité financière de la MNA de manière appropriée, en faisant porter l’accent sur l’accès pour les populations pauvres.

 

Usage rationnel : promouvoir un usage thérapeutique judicieux de la MNA approprié par les prestataires et les consommateurs.

 

Renforcer la sécurité et la qualité, notamment l’évaluation des produits et services, la qualification des praticiens, la méthodologie et les critères permettant d’évaluer l’efficacité.

 

Contrôler et réglementer la publicité et les allégations de la MNA.

Rechercher et développer l’éducation et la formation des praticiens.

- Renforcer la base de connaissances pour une gestion active de la MNA via des politiques nationales appropriées qui comprennent et reconnaissent le rôle et le potentiel de MNA.

- Promouvoir la couverture sanitaire universelle en intégrant de façon adéquate les services de MNA dans la prestation des services de santé et l’auto-prise en charge sanitaire, en capitalisant sur leur contribution potentielle à l’amélioration des services de santé et des résultats sanitaires, et en donnant aux utilisateurs les moyens de faire des choix éclairés concernant l’auto-prise en charge sanitaire.

 

Pour chacun de ces objectifs, la Fédération Africaine des Naturopathes mettra en œuvre un plan stratégique correspondant à leurs propres capacités et priorités, ainsi qu’à la législation et à la situation du pays.

 

Plan stratégique

Pour atteindre ces objectifs, les axes stratégiques retenus sont les suivants :

L’intégration de la médecine naturopathique dans le système de santé publique.

Renforcement des capacités de recherche qui visera l’amélioration de la qualité des produits issus de la médecine traditionnelle. À ce titre, il s’agira d’améliorer les connaissances sur cette médecine en tant que système médical sous ses différents aspects culturels et anthropologiques.

Renforcement des capacités des ressources humaines.

Développement de la culture des plantes actives et de la production locale des phytomédicaments.

 

La mise en place des mécanismes de protection des droits de propriété intellectuelle et du savoir autochtone.

La sensibilisation des différents acteurs au développement du secteur.

Veiller à ce que la MN soit sans danger.

Identifier les sources des données, qu’elles soient historiques, traditionnelles ou scientifiques, qui étayent ou invalident une thérapie particulière.

Déterminer le profil risque/bienfaits, y compris le rapport coût/efficacité.

Promouvoir la R&D, l’innovation, la gestion du savoir.

Encourager l’acquisition, l’application et la diffusion du savoir en instaurant une approche globale et inclusive de la R&D en MN y compris concernant la qualité et le rapport coût/efficacité.

 

Solution d’intégration de la MN

L’intégration de la MN dans un système de santé publique doit se concevoir sur deux plans structurel et fonctionnel :

  • Au plan structurel: il s’agit d’une médecine naturopathique reconnue et incorporée dans tous les domaines de la prestation des soins de santé, y compris la politique pharmaceutique nationale, l’homologation des produits, la réglementation de l’exercice, la déontologie, la création d’infrastructures de MN, et ce, tenant compte des niveaux du système de santé.
  • Au plan fonctionnel : il s’agit d’une intégration horizontale entre services de médecine conventionnelle et ceux de médecine naturopathique.

 

Cadre de mise en œuvre

La mise en œuvre d'une stratégie nationale de la MN est assurée à trois niveaux par :

Le Ministère en charge de la Santé à travers la Direction des Services Sanitaires.

Au niveau central, la Direction générale de la santé à travers la Direction des services sanitaires et principalement le Service de la MN assurant l’élaboration des normes d’organisation et de fonctionnement des structures, la réglementation de l’exercice de la MN et l’enregistrement des praticiens.

 

Le Centre National de la MN réalisant les activités de recherche et le développement de l’herbier et du droguier national

L’Inspection générale de la santé qui représente l’institution de contrôle de l’exercice et de l’application des normes

Le Conseil national de la MN qui est l’organe consultatif et d’aide à la décision de la Direction générale de la santé dans la mise en œuvre de la politique nationale de MN.

 

Au niveau intermédiaire: les Directions départementales de la santé à travers les Services des actions sanitaires assurent l’appui technique aux structures opérationnelles périphériques. Les conseils départementaux de la MN sont les organes consultatifs et d’aide à la décision de la Direction départementale dans la mise en œuvre de ladite politique. Au niveau périphérique: la circonscription socio sanitaire par la section développement communautaire assurera le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de la politique nationale au niveau des aires de santé et la supervision des unités fonctionnelles de prestation de soins que sont les cabinets de soins, les centres et villages thérapeutiques.

 

Les mesures d’accompagnement

Trois mesures sont essentielles à la pérennisation de la politique nationale de la MN :

L’augmentation progressive de l’apport des gouvernements dans le financement de la santé au-delà de 10% du budget de l’État afin de permettre des investissements notamment dans la recherche, la formation et la production locale des phytomédicaments.

La prise d’un décret portant exercice de la MN et des textes d’application

L’institutionnalisation du suivi et de l’évaluation des avancées en partenariat

 

Innocuité, efficacité et qualité

Promouvoir l’innocuité, l’efficacité et la qualité de la MN en étendant la base de connaissances relatives à la MN et en conseillant sur la réglementation et les normes d’assurance de la qualité:

Réglementation et enregistrement des médicaments à base de plantes

Surveillance de l’innocuité des médicaments à base de plantes et autres MN

Soutien à la recherche clinique en matière d’usage de la MN pour le traitement des problèmes communs du pays

Normes nationales, directives techniques et méthodologie pour l’évaluation de l’innocuité, de l’efficacité et de la qualité de la MN

Pharmacopée et monographies nationales des plantes médicinales

 

Effets de chaque thérapie individuelle : efficacité, innocuité et rentabilité

Étude des mécanismes d’action des thérapies individuelles, y compris les schémas de réaction au traitement

Étude du genre de la MN lui-même, y compris étude sociale de la motivation des patients à la recherche de MN et les schémas d’usage de la MN

Recherche de nouvelles stratégies de recherche qui soient sensibles au paradigme de la MN

Étude de l’efficacité des méthodes de diagnostic utilisées,

Étude de la mise en œuvre et des effets de la MN dans des cadres sanitaires spécifiques.

Mieux que guérir, prévenir

La Santé Naturelle est un concept appelé à connaître une grande ampleur. Il signifie {é} connaissance et mise en application des Lois de la Nature, lesquelles ne peuvent, indéfiniment, être impunément contournées ou détournées.

 

En tant qu'expression de la Volonté Parfaite de Celui qui les créa, ces Lois sont simples et donc faciles à connaître et, pour peu qu'on le veuille, il est aussi facile de les apprendre. Il est, par exemple, très facile de reconnaître qu'une substance chimique de synthèse non naturelle sera toujours perçue comme étrangère par le corps humain et ne pourra donc toujours, même en dépit des apparences, que lui être une charge importune, grevant toujours plus lourdement son immunité naturelle dont il cherchera toujours, par tous les moyens possibles, à se débarrasser.

 

Cette simple constatation s'oppose déjà d'elle-même, dès l'abord, à toute médication chimique, laquelle ne peut jamais renforcer l'immunité naturelle du corps mais juste, provisoirement, le débarrasser de certains symptômes, qui ne sont là que pour susciter une réforme en profondeur du comportement. C'est donc bien un Art que de cultiver le Vivre Sain, un Art exigeant, en fait, toutes les ressources de l'être... C'est l'Art de cultiver la Santé ... Naturellement.

 

Qui connaît la Médecine Naturopathique ?

Si les mots «phytothérapie» (les plantes) ou «aromathérapie» (les huiles essentielles) résonnent comme des termes familiers, la science qui les englobe, la naturopathie, est encore confidentielle. Et pourtant, elle ne date pas d’hier ! Le naturopathe, généraliste de la santé naturelle, exerce l’art de maintenir la santé dans la plus pure tradition ancestrale.

 

Il sait non seulement accroître les bénéfices qu’apportent les végétaux et les aliments, mais il est aussi le grand spécialiste de l’hygiène de vie. Bref, de la prévention. «Natura medicatrix», la Nature seule guérit, «Primum non nocere», d’abord ne pas nuire, tels sont les deux principes fondamentaux qui sous-tendent l’action du naturopathe.

 

Sa priorité va être de remonter à la cause profonde de la maladie, en suivant la piste des symptômes, autant d’indices laissés par le corps dans ses tentatives multiples d’évacuation du problème. Deux conceptions de la médecine « Le microbe n’est rien, le terrain est tout », à l’origine de la notion de «milieu intérieur», qu’on définit comme “les humeurs”.)

 

En médecine douce, on n'est finalement contagieux que pour les gens qui présentent le même « terrain », sachant que les émotions peuvent fortement le déséquilibrer. La médecine actuelle se situe encore aux antipodes de ce concept médical. Elle a opté pour la théorie de Pasteur selon lequel la cause de la maladie est externe, c’est-à-dire liée à l’effraction d’un agent pathogène dans l’organisme.

 

L’alimentation du patient, son état psychologique importent peu. Ce dogme (aujourd’hui remis en question par de nombreux médecins) a conduit à la vaccination massive, considérée comme le seul rempart efficace contre les agressions extérieures (de la grippe au cancer, en passant par les maladies infantiles). Le naturopathe, lui, ne combat pas la maladie mais va chercher à consolider le terrain, pour redonner au corps ses moyens d’action naturels, en favorisant l’élimination de la «toxémie », cette accumulation de déchets qui gênent le fonctionnement de l’organisme.

 

Que soigne la naturopathie ?

Tout ou presque. C’est une médecine de terrain qui prévient les pathologies lourdes, tout comme elle aide le malade à améliorer le fonctionnement de son corps pour renforcer ses défenses immunitaires. Il n’y a pas de diagnostic médical mais un bilan de vitalité. La guérison est considérée comme acquise lorsque les causes de la maladie ont été supprimées.

 

Quoique opposées dans leurs principes, la complémentarité entre médecine naturelle et médecine conventionnelle pourrait être idéale si on reconnaissait au naturopathe sa compétence dans la prévention et dans les maladies chroniques, tandis que l’allopathie se révèle précieuse dans les situations d’urgence (inflammations aiguës, infections pouvant entraîner des séquelles, dans les traumatismes accidentels et, bien sûr, dans la chirurgie).

 

Le naturopathe intervient avec succès, quoique moins rapidement mais plus durablement, sur les infections récurrentes (cystites), les migraines, la constipation ou la diarrhée, les sinusites, les affections ORL, les troubles hormonaux, etc. Mais il orientera le patient vers un médecin en cas de pathologie aiguë. Seul le médecin est alors capable de poser un diagnostic et d’évaluer l’urgence de la situation.

 

En fait, le naturopathe ne prétend pas guérir, seulement redonner au patient les clés de sa santé, vers plus d’autonomie, par l’application progressive des principes de la naturopathie et leur intégration dans le quotidien.

 

Comment le naturopathe intervient-il ?

Par la rectification des erreurs alimentaires en regard de notre constitution (innée) et de notre terrain (acquis). Le naturopathe ne conçoit pas de règles diététiques valables pour tous. Si de grands principes alimentaires demeurent incontournables, chaque individu doit déterminer son mode d’alimentation. Par exemple, on déconseillera la prise trop importante de crudités en hiver à une personne frileuse et de corpulence fine.

 

En revanche, elles seront recommandées en toute saison pour un «sanguin», l’un des quatre tempéraments d’Hippocrate (avec le nerveux, le bilieux et le lymphatique), c’est-à-dire une personne ayant tendance à l’embonpoint, présentant un teint rosé, ayant «toujours chaud». La cure de jus de citron sera inadaptée pour un nerveux (risque d’acidification), alors qu’elle agira comme un détoxifiant puissant chez le sanguin.

 

Chaque patient arrive avec des habitudes alimentaires anciennes qui ont aggravé ou non sa toxémie et qu’il convient de changer, en douceur. Là encore, les êtres humains ont des tempéraments différents. Si le nerveux» respectera à la lettre une feuille de conseils fournie, il est préférable de ne pas surcharger le sanguin de règles compliquées et de lui fournir des compléments que l’on peut prendre à n’importe quelle heure. Sinon, notre sanguin risque rapidement de décrocher.

 

Généralement, le praticien de santé encourage et conseille ses patients dans le choix d’aliments biologiques, complets, de saison et issus de son environnement proche. Ainsi, faire le marché, acheter des céréales complètes en «vrac» au magasin bio, trouver un artisan boulanger bio, permettent de consommer des produits sains, frais, sans trop alourdir le budget.

 

Nécessité de nouvelles habitudes alimentaires, la prise de compléments alimentaires vient en appui. Elle n’est pas primordiale mais peut se révéler fort utile en cas de maladie chronique profondément enracinée. Minéraux, vitamines, oligo-éléments, acides gras essentiels (oméga 3 et oméga 6), fibres, permettent de corriger plus rapidement un terrain. Mais il faut que les nouvelles habitudes alimentaires soient mises en place parallèlement.

 

Les plantes et les huiles essentielles (phyto- et aromathérapie) sont également à la portée du naturopathe. Extraits concentrés, teintures mères, tisanes, gemmothérapie (bourgeons), élixir, autant de dilutions (du plus concentré au moins concentré) qui vont agir à des niveaux différents, du plan physique au plan psychologique.

 

Ces conseils vont s’intégrer dans trois cures qui se succèdent par alternance : désintoxication, revitalisation et stabilisation. La première phase permet de nettoyer l’organisme des toxines (grâce à des plantes drainantes, des diètes, et mieux avec de l’exercice physique), la seconde reminéralise le patient pour lui redonner son capital en oligo-éléments et vitamines. La dernière phase établit des règles d’hygiène au quotidien.

 

Ces différentes cures se succèdent naturellement lors de cycles. En effet, nature humaine oblige, la stabilisation ne dure souvent pas très longtemps. A nous de respecter cette règle afin de maintenir notre corps en bonne santé.

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